Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
La pensée unique n'est pas là où on le dit. La politique, c'est devenu comme le commerce. Comme nous connaissons « la semaine du blanc », ou la sortie du « Beaujolais nouveau », nous vivons désormais en France sous le régime de la communication monothématique. Le Canard enchaîné moque aujourd'hui « le scénariste de l'Elysée ». De fait, les sujets d'actualité qui ne sont pas validés par le chef de l'Etat sont peu traités, sous-traités ou maltraités par les médias dont on connaît l'empressement à servir leur maître à penser. Au contraire, dès que le président de la République lance une initiative, les trois quarts de la presse écrite, des chaînes de télévision, des stations de radio, foncent tête baissée dans le panneau. Inutile de s'attarder cette semaine sur le plan-com destiné à effacer la lamentable impression laissée par la visite à Paris de Khadafi. Au rang des nombreux événements intéressants mais passés sous silence, je remarque la convention nationale d'investiture du parti socialiste pour les élections municipales. La pensée unique dictée par l'UMP veut que le PS soit moribond et aphone. La consigne est de n'en parler que lorsqu'un de ses membres cède aux sirènes sarkozystes. Je ne méconnais pas nos difficultés, mais je crois aussi qu'il faut souligner que notre parti a réussi à présenter des listes qui allient les trois critères essentiels du renouvellement, de la parité et de la diversité. Nous présentons environ 25% de femmes en plus sur nos listes, et un tiers de plus en position de l'emporter dans des villes importantes. Une vingtaine de candidats issus de la diversité sont désignés comme premiers des socialistes dans des communes de plus de 20 000 habitants. Les forums de la rénovation permettent de réaffirmer nos principes et de renforcer la mobilisation pour la conquête de nouvelles villes autour de projets solides. Sur des thèmes comme le pouvoir d'achat, le logement, les transports publics, la campagne pour les cantonales et les municipales sera l'occasion de démontrer et dénoncer les dégâts causés par les choix économiques et sociaux du pouvoir actuel. Elle nous permettra aussi de relayer notre combat à l'Assemblée nationale contre les projets de loi qui semaine après semaine concrétisent la volonté de Sarkozy de satisfaire sa clientèle au risque de paupériser et précariser toujours plus les populations fragiles de notre pays. C'est encore le cas cette semaine avec le projet de loi « sur le pouvoir d'achat ».Nous sommes là, bien présents, nous agissons, et tous ensemble, militants, élus, sympathisants, nous ne nous laissons pas abrutir par le martèlement médiatique. La droite n'aborde d'ailleurs pas sans crainte la perspective des municipales. 2008 arrive dans quelques jours: ce sera une nouvelle année de combat pour le PS.