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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Un tapis rouge...sang pour Kadhafi

 

Le 10 décembre 1948 était adoptée à Paris la déclaration universelle des droits de l'homme. Nous célébrons depuis lors le 10 décembre comme journée mondiale des droits de l'homme. Aujourd'hui s'ouvre la commémoration, qui durera toute l'année, du 60ème anniversaire de cette déclaration. C'est la date qu'a choisie Sarkozy pour accueillir dans la capitale le colonel Kadhafi. A cette déplorable symbolique s'ajoute une double provocation. Celle du président libyen, il y a quarante huit heures à Lisbonne, estimant « normal que les faibles aient recours au terrorisme face aux superpuissances ». Celle du président français, tout sourire, lui répondant: « Je suis très heureux de vous accueillir à Paris ». Le programme est extravagant: cinq jours de visite officielle, c'est exceptionnel. Dîner officiel ce soir à l'Elysée, réception demain à l'Assemblée nationale, nouvelle rencontre mercredi avec Sarkozy, jeudi avec le Medef, vendredi visite du château de Versailles et « partie de chasse ». Ce traitement de faveur est révoltant? « La polémique est déplacée », tranche François Fillon. « Il n'y a plus rien à reprocher  à Kadhafi », surenchérit le député UMP Patrick Ollier. La réception à l'Hôtel de Lassay « s'inscrit dans le cadre de la visite officielle du chef d'un Etat qui, depuis 2003, a montré sa volonté de normaliser ses relations avec la communauté internationale », ose Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale. « Normalisation » dont les infirmières bulgares et le médecin palestinien emprisonnés et torturés pendant huit ans et demi en Libye ont témoigné devant la commission d'enquête parlementaire, décrivant « l'enfer sur terre ». Ils ont d'ailleurs renoncé à venir en France cette semaine. Quant aux voix discordantes qui se sont exprimées au sein du gouvernement, il faudra vérifier si elles ont l'accent de la sincérité ou expriment un partage des rôles dans la majorité. Les députés socialistes demandent l'annulation de la réception organisée demain par le président de l'Assemblée nationale. Mais sans illusion. Pour Sarkozy et son gouvernement, les droits de l'homme s'arrêtent là où commence le business. Trois milliards d'euros de contrats valent bien une bassesse. A ceci près que les autres démocraties ne sacrifient pas leurs valeurs aux relations commerciales. Sarkozy, grand pourfendeur de la « voyoucratie » dans son pays, est le premier chef d'Etat à décerner au despote libyen le brevet de respectabilité auquel il aspirait depuis longtemps. La droite nous explique qu'il faut parler avec tout le monde. Sans doute. Mais il y a une différence entre ne pas fermer la porte et recevoir en grande pompe. Aujourd'hui, pour le colonel libyen, le tapis rouge est déployé. Il est rouge sang.

 

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M
Et en voici un autre, un peu plus long, écrit par Joseph Hanimann pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Kadhafi scelle la fin des intellectuels"<br /> "On savait depuis longtemps que, même en France, les protestations d’intellectuels ont perdu de leur impact. On vient d’en avoir la confirmation. Au beau milieu du tollé suscité par la visite d’Etat de l’autocrate libyen Kadhafi, Bernard Kouchner a eu une phrase lourde de sens. Le temps est venu des négociations politiques, a-t-il déclaré, où les principes moraux n’incarnent qu’une demi-vérité. Realpolitik ? Non : pour le ministre que la politique étrangère sans scrupule de Sarkozy rend de plus en plus nerveux, l’autre demi-vérité est celle des résultats concrets - libération des infirmières bulgares en été, visite d’Etat en automne. Il faut regarder vers l’avant. Donc, oui, realpolitik.<br /> Avec cette visite de Kadhafi, Sarkozy met à rude épreuve la conscience et l’intégrité morale de ses partisans issus des rangs intellectuels. Des personnalités qui n’ont jamais penché en sa faveur et qui, face à ses réussites concrètes de ces dernières semaines, ne pipaient plus mot recommencent soudain à donner de la voix. "Dans le pays des droits de l’homme, il y a là quelque chose qui ne passe pas", déclare Bernard-Henri Lévy : "On n’invite pas en visite d’Etat un grand terroriste ou un preneur d’otages international."<br /> Ce n’est pas le fait que l’on reçoive un dictateur qui serait scandaleux, mais la manière de le faire, "avec la pompe protocolaire et de surcroît pour la journée internationale des droits de l’homme", s’insurge Pascal Bruckner. On ne trouverait là que peu de traces de la rupture annoncée avec l’ancien cynisme d’Etat. Faut-il donc reprendre les appels à la protestation ? "Plus que jamais", assure Bruckner, "plus on crie fort, plus on a de chance d’être entendu, y compris par Sarkozy."<br /> La pilule est dure à avaler pour ceux qui avaient soutenu le candidat Sarkozy, tel André Glucksmann. Jamais on ne les a aussi peu entendus. L’empressement du président français à féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire aux élections parlementaires russes a déjà été une "déception" pour le philosophe. Aujourd’hui, il juge désastreux que Kadhafi se voie offrir une tribune politique à l’Elysée et à l’Assemblée nationale. Les intellectuels français tels Glucksmann étaient habitués à voir réagir les hommes politiques à leurs protestations. Le mépris et la suffisance de Sarkozy bousculent leurs vieux schémas.<br /> Toutefois, les protestations les plus violentes contre la visite d’Etat du dirigeant libyen ne sont pas venues des cercles d’intellectuels mais du gouvernement lui-même. Le commentaire sans ambiguïté de la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, pour qui la France "n’est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s’essuyer les pieds du sang et de ses forfaits", a largement été repris par les opposants à cette visite. C’est là qu’apparaît la véritable "rupture" du nouveau président. Son gouvernement ne détermine pas seulement la politique du pays, il fournit en prime la critique. La realpolitik à laquelle Sarkozy initie les vieux idéalistes et ses nouveaux alliés ne se déploie pas dans la discrétion feutrée des salons gouvernementaux mais dans les médias, où les intellectuels étaient autrefois chez eux. Le problème est que cette conduite nuit autant à la crédibilité des intellectuels qu’à celle du président."
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M
En parlant de la visite de cinq jours du nouveau grand ami de la France, voici un court extrait d’un article signé Massimo Nava pour le Corriere della Sera :<br /> "Au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy avait promis que la France serait "du côté des opprimés du monde" ; or il a été le premier chef d’Etat à féliciter Vladimir Poutine pour la victoire de Russie unie aux législatives. En visite à Pékin, le président français, faisant allusion à Taïwan et au Tibet, a rappelé qu’"il n’y a qu’une seule Chine". Préoccupé, comme on peut le comprendre, par le sort d’Ingrid Betancourt, il a reçu avec les honneurs le président du Venezuela, Hugo Chavez. Reconnaissant pour la libération des infirmières bulgares, il a chaleureusement accueilli le leader lybien Muammar Kadhafi. Aux naïfs et aux idéalistes on répondra que cette logique de politique étrangère incarnée aujourd’hui par Nicolas Sarkozy a pour nom realpolitik. On peut protester haut et fort quant au sort fait à la Tchétchénie, mais c’est de Russie que proviennent gaz et pétrole. On peut être solidaire des moines birmans, mais leur avenir dépend de la Chine et de l’Inde, les nouveaux géants de la planète. C’est ce qu’a si bien compris Nicolas Sarkozy."
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P
Un bourreau à l’Elysée<br /> <br />  <br /> <br /> C’est bien entendu de la visite de Muamar Kadhafi dont je veux parler.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Le recevoir à Paris, le 10 décembre, jour anniversaire de la déclaration des Droits de l’Homme est cynique, abominable et résonne comme un abandon de nos valeurs universelles aux oreilles de toutes les victimes de la barbarie dans le monde et de ce bourreau en particulier qui s’est permis cette semaine encore de justifier le terrorisme.<br />  <br /> <br />  <br />  <br /> <br /> Les exigences économiques et diplomatiques sont une chose que la raison ne peut écarter mais que le cœur ne doit pas accepter dans ce cas présent.Il y a, à mon avis, des limites à l’exercice du pouvoir brutal et imbécile dans ce monde. Les valeurs de<br /> la République<br /> doivent demeurer les bornes infranchissables vis à vis de l’horreur ou de la tentation de la justifier pour des intérêts particuliers. <br />  <br /> <br /> Le cynisme, sous couvert de pragmatisme et d'efficacité, de Nicolas Sarkozy éclate au grand jour, dans ce domaine comme dans les tous les autres où la rupture lui sert d'alibi au démantèlement de notre unité nationale.<br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Philippe VASSEUR<br />  <br />
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Y
QUELLE FABULEUSE RUPTURE ! Nicolas SARKOZY, affiche enfin la couleur de sa rupture tant annoncée d'avec le Gouvernement De Villepin, sous ce dernier quinquénat il ne nous restait pour être fier de la politique française que la vision de la FRANCE et des Droits de l'homme à l'International. Celle d'une Nation s'opposant à l'Intervention américaine en Irak, une guerre aux allures économico-pétrolière. Mais aujourd'hui que nous reste t'il ? J'ai honte de voir ce Président à la stature capitaliste digne représentant du MEDEF qui sacrifie aux intérêts économiques les plus nobles causes, les symboles de ce pays. A cet instant j'aurais presque envie d'être allemande à voir l'attitude droite et sage de leur chancelière. En se rendant en Chine en occultant sa secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, en se précipitant pour féliciter POUTINE pour sa victoire sur la Démocratie, Sarkozy avait déjà déshonnoré nos valeurs. Mais là, il va trop loin en recevant en grande pompe un dictateur des plus provocateurs. Je tiens à rappeller que cette Nation a fait couler son sang pour défendre les Droits de l'homme, pour éclairer le monde des valeurs de 1789 : l'égalité, la liberté et la fraternité. La France est une démocratie, et en tant que démocrate je me refuse à voir ce Président la transformer en République bananière où ne compte que les millons d'euros accrochés aux ventes d'armes et de réacteurs nucléaires. Le pouvoir d'achat des français n'est pas à ce prix, je ne veux pas de cet argent sale. Et dire que la France aura bientôt la Présidence de l'Europe, c'est affligeant. Quelle sera alors la position de notre Président remplacer l'euro fort par l'euro sale ! La diplomatie ne doit pas passer que par la négociation de contrats juteux avec les dictaeurs. La France doit rester la patrie des Droits de l'Homme.
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R
l accueil de sarkozy est une honte pour le france. La vente de rafale est un crime. La lybie est constamment intervenu en Afrique dans tous les conflits ethniques soit directement soit comme fournisseur d armes. Tot ou tard la france se retrouvera dans un camp et les lybiens dans l autre. Il ne faut pas oublier que lors de la premiere guerrre du golf la france a du engager des jaguar , avions perimes , parce que la france avait equipe saddam hussein en mirages. La france n a pu envoyer de mirages parce que les americains l avaient interdit estimant que le risque  de voir ses pilotes tirer sur les mirages francaid etait trop grand. L histoire se repete.<br /> La justification economique  de ces bassesses et pas seulement avec la lybieest franco francaise. Les pays etrangers deconnectent completement leur politique et le travail des industriels.
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