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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Il y a urgence,

 

Une impression de déjà vu, en pire. Novembre 2005. Novembre 2007: la mort de deux adolescents embrase des villes de la banlieue parisienne. D'un côté, la souffrance indicible des familles effondrées. De l'autre, la violence qui se déchaîne, inacceptable, inexcusable. Entre les deux drames, entre les deux dates, il y a une similitude: l'abandon, depuis 2002, de politiques qui commençaient à porter leurs fruits. La police de proximité, qui parvenait à établir un dialogue avec les jeunes des cités. Une politique du logement qui préférait la mixité aux ghettos. Le développement d'emplois jeunes et d'emplois aidés qui permettaient aux éducateurs et aux associations de réparer patiemment le tissu social déchiré. Entre les deux dates, il y a aussi une différence: on est passé de la tension à la crise. Les émeutes de Clichy sous Bois étaient des signaux d'alarme. Celles de Villiers le Bel révèlent une violence enracinée. Elles sont injustifiables et condamnables, elles ne sont pas représentatives de l'état d'esprit de la population, mais elles traduisent un phénomène qui doit être pris en compte. Sarkozy candidat à l'Elysée n'a pas pu retourner pendant sa campagne là où Sarkozy ministre de l'Intérieur avait promis des actes, car ceux-ci ne sont jamais venus. Hormis les provocations à base de « racaille » et de « kärcher », il ne s'est rien passé. L'isolement social, l'enclavement territorial, le chômage massif, le désert éducatif, ont perduré. Les policiers ont continué, souvent à contre-coeur, à n'intervenir que dans des logiques répressives. Les coupes budgétaires se sont poursuivies, à hauteur de 30 millions dans la loi de finances pour 2008, avec des conséquences si graves que la Cour des comptes s'en est émue il y a quelques semaines. Les emplois promis ne se sont pas concrétisés, et l'Observatoire national des zones urbaines sensibles souligne que le taux de chômage dans ces banlieues est deux fois supérieur à la moyenne française. Fillon et Alliot-Marie, comme il y a deux ans Villepin et Sarkozy, ne semblent pas prendre la mesure de la situation. Les élus et les habitants des communes concernées ont réussi à rétablir le calme. Mais ils demandent aussi, et depuis si longtemps, des actes. Il y a urgence. Les inégalités sont trop fortes en France. Elles se sont aggravées ces dernières années, et exacerbées jusqu'à la caricature depuis quelques mois. On ne peut même plus dire que le pacte républicain est menacé. Il est brisé.

 

 

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R
Sarkosy a commis une faute majeure avec khadafi. il a ridiculise la france publiquement mais surtout quel exemple donne t il a la jeunesse. Si la signature de contrats heureusement virtuels justifie tout alors dealer, prostituer sa fille , voler tout cela rapporte de l argent et est donc justifie.<br /> Il ne faut pas laisser retomber le souffle mediatique sur ce sujet. Si le PS est assez silencieux sur les questions sociales tant qu il n a^pas fait le menage sur ses idees il peut et doit attaquer Sarkosy en federant ainsi tous les honnetes gens doncl extreme gauche, les centristes et je l espere une partie de la droite qui n a pas vote pour un homme mene par le bout du nez par un acteur majeur du terrorisme qui vient de demontrer qu il ne s etait nullement repenti d une part a paris et d autre part au darfour  
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Y
Je partage votre vision de la situation, et je n'ais qu'une question aujourd'hui à poser à Nicolas SARKOZY , où est-elle cette rupture tant annoncée ? Comment peut -on continuer de supporter cette politique qui ferme les tribunaux  qui offrent à la population une justice de proximité ? On en viendrais presque à regretter Dominique De Villepin qui certes sans régler le problème des banlieues portait une vision de la France à l'International conforme à celle des français.<br /> J'ai honte de ce gouvernement qui donne aux plus favoriser et qui retire aux plus demunis laissant le pouvoir d'achat baissé chaque jour un peu plus. Honte d'une politique de quota pour l'immigration où le but est de faire du chiffre sur la misère humaine.<br /> Pourquoi les forces de l'ordre ne doivent être incarner que par des compagnies de CRS déshumaniées.<br /> Monsieur le Député, que l'opposition se lève qu'elle fasse comprendre à ce Président que le problème est à l'Intérieur, que ce Ministère de l'Immigration n'a pas lieu d'être. Il est grand temps de faire tomber les frontières construites autour de la banlieue. Prouvons à ces jeunes qu'ils ont leur place dans notre société, qu'ils sont notre avenir et que c'est à nous de leur donner les clés.<br /> Je partage aussi la colère des forces de l'ordre, ils n'ont pas à servir de bouclier, pas à supporter l'échec de cette politique. <br /> Cette haine des jeunes de banlieues envers la police n'est que le résultat d'un abandon social.<br /> La France à aujourd'hui une dette morale envers les banlieues, une dette aussi envers les policiers.<br /> Certes il revient à la police d'assurer notre sécurité, mais que peuvent- ils faire face à un tel niveau d'insécurité sociale, ce n'est pas leur rôle.<br /> Alors arrêtons de parler de génération perdue, de violence urbaine, et parlons enfin du SOCIAL.
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D
C'est vrai qu'il y a urgence, que Sarko soit à l'Intérieur ou à l'Elisée:  c'est du pareil au même. Rien n'a été fait pour redonner vie et espoir dans les quartiers.<br /> Si tout cela est clair, où est l'opposition? A part B. Roman, je n'entends pas grand monde. <br /> Muets sur la rupture des contrats, par le gouvernement, signés par les cheminots lorsqu'ils sont entrés à la SNCF.  De quel droit, un patron (ici l'état) se permet-il de changer unilatéralement un contrat signé où cette close ne figurait pas. Niveller par le bas pour la grande fortune des patrons et de leurs actionnaires.<br /> Muets sur cette réforme scandaleuse des Universités qui détruit la Recherche française fondamentale (3 prix Nobels de physique quand même). On parle de 50% d'augmentation alors qu'il s'agit de 10% supplémentaire par an. Une misère à côté des efforts budjetaires de nos voisins Luxembourgeois, Allemands, Hollandais ou Belges. C'est une honte de laisser faire. Il est vrai que le Sieur Allègre avait déjà bien craché sur la Recherche. Est-ce parce que ce dernier individu était au PS qu'on ne voit personne dans les Manifs? Que ce Silence est assourdissant. <br /> Où est l'opposition?
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H
Désolé cher M. ROMAN, mais il me semble que le PS a aussi sa part de responsabilité, car il n'a pas pris les mesures nécessaires et courageuses en son temps pour juguler cette situation . Ces ghettos ne sont pas le fait de Sarko, mais d'une mauvaise gestion du problême du logement par tous les gouvernements.<br /> Bien cordialement.<br />  
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