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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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La France n’est pas une addition de catégories…

 

Les Français sont-ils une addition de catégories sociales ou professionnelles sans autre préoccupation que des revendications corporatistes ou syndicales ? Non, bien sûr, et pourtant on pourrait le croire. Jour après jour en effet, les commentateurs de la campagne électorale, mais aussi certains de ses acteurs, évoquent le vote des femmes, des jeunes, des vieux, que sais-je encore. Tel candidat séduirait les profs et tel autre les agriculteurs. Chacun des prétendants, au risque d’ailleurs de se contredire, s’adresserait alternativement aux retraités ou aux chômeurs, aux fonctionnaires ou aux médecins, aux ouvriers ou aux cadres, aux chercheurs ou aux artistes… Je n’en peux plus de ce découpage de la société qui ouvre la voie à tous les clientélismes, voire aux communautarismes. Il me semble que cela traduit un profond mépris pour les citoyens. Car les Français s’intéressent particulièrement à cette campagne présidentielle, dont ils mesurent les enjeux pour le pays. Ils réfléchissent, questionnent, débattent, et souvent hésitent. Sans doute est-il naturel que chaque électeur s’intéresse aux thèmes qu’il connaît le mieux dans sa vie. Pour autant, je ne crois pas que dans sa décision ultime, il privilégiera son intérêt particulier sur l’avenir de son pays. Les Français vont élire un président de la République pour son projet global. Ils attendent d’un chef de l’Etat qu’il ou elle s’engage à conduire le pays dans la voie de la réussite économique, de la justice sociale, de l’égalité des droits. Ils le suivront pour ses choix européens, internationaux, environnementaux. Ils lui feront confiance pour sa conception de la République et son attachement aux valeurs de la nation. Non, vraiment, c’est faire injure à leur civisme que de réduire leur réflexion à des réactions épidermiques. C’est ne pas comprendre qu’ils se sont emparés, comme ils le font de plus en plus souvent, du débat démocratique. Heureusement.

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S
bonjour<br /> je partage votre analyse sur le danger du communautarisme, de la défense des interets particuliers.<br /> tout ceci est bien éloigné de la POLITIQUE au sens éthymologique et noble du terme.<br /> pour autant je suis pour ma part dubatif sur l interet des grands oraux populo médiatique qui nous sont proposés à la télé à la radio et dans la presse<br /> tous les candidats s\\\'y pretent bon grés mal grés.mais est ce que tout ça a vraiment du sens et une vertue pédagogique ?<br /> sauf le respect pour des situations particulières et tragiques, y a t-il vraiment du sens à cette injonction à répondre dans l\\\'immédiateté à des problèmes particuliers.<br /> l\\\'inventaire à la Prevert des malades, des menacés de licenciement, des patron en manque d\\\'allégements fiscaux me rend mal à l \\\'aise, je me trompe peut etre mais j\\\'ai le sentiment  qu\\\'on attise ainsi une montée des frustrations individuelles, plutot que de donner envie d\\\'adhérer à un projet de changement collectif.<br /> amitiés <br /> stéphane
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Y
Je partage votre avis sur la médiatisation que l\\\'on fait de cette campagne électorale, en effet loin des principes d\\\'égalité et de laïcité qui fondent la grandeur de notre République, les vecteurs d\\\'opinion actuels ne font qu\\\'orienter la campagne  autour de particularismes, de sectarismes qui n\\\'ont de cesse  de minimiser le débat et de diviser l\\\'opinion.<br /> Or, la France à la différence des Etats- Unis prône l\\\'unité en lieu et place des corporatismes et des communautarismes. Il incombe au Président ou à la Présidente d\\\'être porteur d\\\'une vision d\\\'avenir qui rassemble les français autour d\\\'un idéal commun. Le chef de l\\\'Etat ne doit pas être élu en fonction de ses inclinaisons pour tel ou tel lobby.<br /> Que dire encore de certains candidats qui bradent les principes même du pays des droits de l\\\'homme avec leur volonté de créer un ministère de l\\\'immigration et de l\\\'identité nationale.<br />  A l\\\'heure où l\\\'avenir de notre pays doit s\\\'inscrire dans une Europe plus sociale pourquoi vouloir à tout prix faire resurgir les nationalismes qui ont fait tend de mal à notre continent et diviser un peuple qui fonde son existance dans l\\\'égalité entre tous les citoyens .
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