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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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En Italie, il se prénommerait Silvio

Voici donc le tsar de l’UMP intronisé. Le show d’hier était réussi, témoignant du talent de metteur en scène de sa propre image qui caractérise Nicolas Sarkozy.

Je ressens pourtant une impression de malaise  tant l’image qui nous est renvoyée par les médias me semble fausse. Passons sur le rapt par Sarkozy de références culturelles comme Jaurès ou Camus, il est coutumier du fait. Mais quelle manipulation !

On nous présente la famille UMP « rassemblée », mais en octobre dernier, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Michèle Alliot-Marie, pronostiquaient encore plusieurs candidatures, et ni Jacques Chirac, ni Jean-Louis Debré, ni Dominique de Villepin n’ont rendu les armes, même s’ils ont perdu le combat.

On nous présente un candidat « libre », apôtre de la « rupture » alors qu’il a été l’un des acteurs principaux du quinquennat qui s’achève et ne peut se soustraire à sa responsabilité sur de nombreuses difficultés du pays, notamment la crise des banlieues et l’échec à réduire les violences contre les personnes.

On nous présente un candidat attaché à « la République réelle », alors qu’il organise l’expulsion d’enfants sans papiers, qu’il est obsédé par la délinquance des mineurs au point de vouloir la dépister dès la petite enfance et de vouloir réformer l’ordonnance de 1945.

On nous présente un candidat soucieux de la liberté de la France alors que voici quelques semaines il était aux pieds de George Bush et s’accordait avec lui sur « l’arrogance » de la France.

Le président de l’UMP a un problème de cohérence avec lui-même.

Conscient d’inquiéter les Français par son libéralisme, son atlantisme, son communautarisme, il veut montrer une image apaisante, assurant avoir changé –c’est donc qu’il n’était pas parfait ?-, parlant maintenant non plus de son ambition élyséenne mais de son « devoir » de servir la France. Ne soyons pas dupes. C’est lui-même qu’il met en scène, avec une efficacité certes redoutable mais avec un cynisme total. Quand les citoyens perdent confiance dans la politique, ils se jettent dans les bras des démagogues. C’est le pari de Sarkozy. Son problème n’est donc pas la morale politique mais le résultat médiatique. En Italie, Sarkozy s’appellerait Berlusconi.

 

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D
Il me semble que le comparer à Berlusconi est injurieux pour ce dernier. Le petit Naboléon 2 s'est quand même permis d'éviter L'ISF avant 2005. Comment a t-il fait? Il a gagné énormément d'argent tout à coup en 2005?<br /> M. DUCATEZ
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M
Dans les colonnes du "Monde" daté du 14 janvier 2007 on lit que les ‘’cités‘’, par crainte de la droite voteront extrême droite. <br /> Est-ce que cela est envisageable ?<br /> Je pense que nous avons trop longtemps laissé se catalyser des émeutes revendicatrices. Celles-ci se sont mélangées au chômage, à la précarité, à l’exclusion et aux désirs de suprématie des caïds pour se transformer, tel dans les arènes de la Rome antique, en exutoire.<br /> Cet exutoire va-t-il cette fois ci se transformer en un 21 avril bis ?<br /> Oui. Il faut se rendre à l'évidence. Cette triste date est bien plus que reproductible.<br /> Sur Europe 1, hier, les sentiments des auditeurs étaient très partagés quant à la prochaine élection. Qui se sent de gauche mais veut voter au centre et qui se sent de droite mais veut également voter au centre ne fût-ce que pour le premier tour. Les jeux sont-ils en train de se faire au centre?<br /> Les citoyens veulent-ils mettre fin à cette double alternance gauche droite? Vont-ils nous faire vivre un 21 avril bis mais au centre cette fois ci?<br /> Oui, monsieur le député, beaucoup de citoyens ont perdu confiance dans la politique sans pour autant perdre complètement leur civisme. Et autant que faire ce peut, ils veulent essayer le centre.<br /> Que doit faire la gauche alors?<br /> Au risque de me répéter peut-être, je dirai que la gauche ne devrait pas focaliser ses efforts sur les défauts de sa rivale la droite mais devrait plutôt montrer ses qualités: une bonne dose de renouvellement du personnel politique arrosée d'un zeste de démocratie participative et agrémentée d'une bonne humilité citoyenne, le tout mijoté dans une marmite du droit international feront certainement basculer à gauche les presque centristes. C'est là où réside la victoire de la gauche.<br /> MH<br />
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L
Marre! J'en ai marre d'entendre que tout est plié, c'est bon c'est gagné...ou perdu. Sarko a fait et continue de faire des conneries et en dit des pas mal, il joue le socialo-libéral mais cela ne trompe personne! Les jeunes vont voter, les blancs, les noirs... et pas en sa faveur. Qu'on arrête les petites phrases assassines au sein du PS, la gauche n'est même pas foutue de s'unir et de se mobiliser contre l'extrême droite, car le 21 avril 2002 ne pourra jamais plus se produire: en cas de Ségo sarko c'est droite contre gauche, et en cas de sarko lepen c'est extrême droite contre extrême droite. <br /> J'ai de plus en plus de mal à défendre mon parti car il se désunit face à cette droite hypocrite et démago: DSK  a dit que, et Ségolène en Chine, et au Proche-Orient... INTERESSEZ-VOUS aux problèmes des Français merde! Sarko a dépensé 3.5 millions d'euros pour son ego les gens le savent, le voient et en jugeront une fois dans l'isoloir, pourquoi écrire un truc de 100 pages sur cette abruti? On lui fait de la pub, on lui mâche le travail: le mérite t-il vraiment? Il me sort par les trous de nez, je ne peux vraiment pas le sentir ce gars alors en entendre parler à la télé, dans les journaux et au PS... je me supporte plus. 
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M
Mon cher Bernard, j'avoue que je suis inquiet depuis qq jours... j'ai l'impression facheuse qu'on se refait un 2002 bis (cf mon article de ce jour)... il serait que nous (militants) et les dirigeants s'accordent et s'y mettent sinon je crains le pire.
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B
ce qui est tout aussi amusant c'est qu'il pense ce jour, au Mont Saint Michel, faire une citation de François Miterrand en parlant du monopole du coeur !!<br /> Sauf qu'à l'époque c'était Giscard qui adressait cette citation à François ! Gag<br /> Salutations et amitiés<br /> bernard, qui déjà, avec toi en 1981, imprimait les fauteuils "metteur en scène" pour la fête de la Rose de Lille.<br /> Et je me souviens qu'à l'époque, rue Watteau, tu disais, mettant la main à la pâte: "je suis un militant comme les autres"
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