Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Barack Obama sera donc le candidat démocrate à la présidentielle américaine. C'est un événement considérable. Nous avons suivi avec passion l'âpre compétition des primaires démocrates. Les deux candidats étaient brillants. Tous deux incarnaient un défi. La procédure des primaires rappelle, à une autre échelle, des souvenirs aux socialistes français: elle est un exemple de démocratie, mais elle a divisé un camp et un électorat que le vainqueur peinera à apaiser. Espérons que Hillary Clinton et Barack Obama voudront et sauront opérer ce rassemblement. Car John Mac Cain, qui avait rapidement pris l'avantage dans le camp républicain, est déjà en campagne et c'est maintenant cette confrontation là qui s'engage. Les enjeux sont immenses pour un peuple qui aspire à plus d'égalité sociale après les dévastatrices années Bush, qui n'accepte plus la guerre en Irak, qui doit s'engager davantage dans la lutte contre le réchauffement climatique. Mac Cain, sur toutes ces questions, s'inscrit dans la continuité politique des néoconservateurs. Obama, lui, a été porté durant ces derniers mois par un formidable espoir de changement. Comment ne pas lui souhaiter de poursuivre avec le même talent, la même conviction, le même succès, sa marche vers la Maison-Blanche? Dans ce grand pays où rien n'est plus pareil depuis le 11 septembre 2001, la campagne de Barack Obama et des démocrates pourrait ouvrir une nouvelle page. Qui commencerait, quel beau symbole, par une réactualisation du « rêve » de Martin Luther King.