Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

Publicité

Chassez le naturel


Les déclarations apparemment contradictoires sur les 35 heures ne sont ni un couac ni un cafouillage. L'opération est au contraire parfaitement cohérente dans sa malhonnêteté intellectuelle. En début de semaine dernière, le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, lance l'offensive: il annonce le démantèlement des 35 heures. Contre-attaque immédiate : le ministre du travail dément. Fin des combats mardi matin au micro de RTL. Nicolas Sarkozy rassure: « Je suis partisan de maintenir une durée hebdomadaire du travail. Il y aura toujours une durée du travail en France et elle sera de 35 heures ». En fait, ils disent tous les trois la même chose: on ne supprime pas officiellement la durée légale du travail, mais on organise largement sa disparition. Un projet de loi, qui sera adopté en conseil des ministres d'ici la mi-juin, prévoit en effet que la durée réelle du temps de travail se négociera désormais au niveau de l'entreprise et pourra donc être bien supérieure à 35 heures. En d'autres termes, les exceptions aux 35 heures seront si nombreuses qu'elles ne confirmeront plus la règle, et le gouvernement le sait parfaitement. C'est pourquoi les syndicats se sentent trahis: le 9 avril dernier, la CFDT, la CGT, le Medef et la CGPME, encouragés par un président de la République qui se dit attaché à la négociation sociale, avaient adopté une « position commune » qui prévoit d'aller au-delà du contingent d'heures supplémentaires, par des accords majoritaires dans les entreprises, mais seulement à titre expérimental. C'est cet accord qui vient de voler en éclats. Jamais un ministre du travail n'avait osé rompre le pacte de confiance avec les syndicats qui fonde la démocratie sociale. Il en faut davantage pour émouvoir M. Bertrand : « Il y a le temps de la démocratie sociale mais aussi le temps de la responsabilité politique », a-t-il déclaré. Il veut dire que, pour lui, la responsabilité politique est la trahison de la démocratie sociale.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
J'aime bien votre phrase "Contre-attaque immédiate: le ministre du travail dément" Et si dément n'était pas un verbe ici?Par ailleurs, c'est bien joli de tacler toujours le PS dans les commentaires mais les syndicats ne sont pas mal non plus. Cette "signature" à titre expérimental n'était pas exempte d'arrière-pensées liées aux discussions sur la représentativité...
Répondre
L
Je me permets de te répondre Alexandre, Ségolène m'a déçue après la campagne mais elle n'a pas su se rattraper: dans 3 mois elle va annoncer sa candidature pour 2017!Je pense franchement que nous avons besoin d'un leader avant d'avoir un projet (Mitterand a pris le PS puis a pondu un projet, Chirac le RPR, et Sarko l'UMP), on a fait l'inverse (le projet des Socialistes) et on s'est cassé la figure.Seulement le virement Social-démocrate a été amorcé en 1983 et n'a jamais été assumé (pas même par Jospin et Fabius!!). Il y a une différence entre appréhender le monde tel qu'il est et faire du parti Socialiste une annexe de l'Elysée. La droitisation du PS me fait peur et ce PS otage de la Gauche radicale me révulse.Bref tout cela me déçoit profondément...
Répondre
A
Je ne sais pas ce qui se trame au P.S. mais c'est à décourager ceux qui essaient de s'y intéresser. Est-il vraiment sérieux de penser qu'on peut être un bon ou une bonne can,didate au poste de premier secrétaire du parti jute parce qu'on n'est pas d'accord avec ceux qui le sont déjà.Est-ce que celà fait une ligne politique? et si on le pense, comment peut on faire tout à coup une ligne politique avec ceux avec lesquels on se battait à l'intérieur du P.S. comme Fabius sur l'Europe ouMontebourg sur la 6ème république.Ce serait peut être bien que tous les candidats au poste de premier secrétaire reprennent les 10 questions que François Hollande posait dans le Monde il y a quelques jours et y apportent chacun leur réponse devant tous les observateurs.Ca pourrait nous donner l'occasion de faire la différence, s'il y en a, et en tous cas de nous faire une idée plus précise de ce qu'ils pensent, non seulement de leurs concurrents ( celà, on s'en fout) mais des questions qu'on se pose pour l'avenir.Je pense finalement que  tout celà finira par me ramener vers Ségolène ROYAL qui m'avait pourtant déçu après la campagne, mais qui me semble se poser au dessus de ces règlements de compte.
Répondre
L
Ni Bertrand, ni Ségolène, ni Martine ne sont parlementaires: ceci explique cela. La querelle intestine est évidemment regrettable mais le congrès comporte trop d'enjeux pour qu'il passe au second plan, d'autant que la bataille des égos les concerne TOUS.Quant à Martine A. je ne ferai aucun commentaire au risque d'être censuré et... plus si affinités.Je dirais juste que parfois des brèches se déclarent ouvertes et convaincu(e)s d'un devoir national des personnes en générale, opportunistes, cooptées, et fourbes s'y engouffrent...Ahlalah! Quelle affaire ce parti!Je reste bredouille, Bernard ne sera pas candidat... je finirai loin du PS.
Répondre
O
L'actuel locataire de l'Elysée doit avoir "Le Prince" de Machiavel pour livre de chevet. Ceci dit, le pire est seulement à venir : il n'a servi que les amuse-bouches ! Le plat de résistance est pour bientôt puisque les instances européennes veulent un équilibre des comptes pour 2012. Alors qu'il entaillait jusqu'à maintenant de manière désordonnée dans le "gras", il va désormais trancher dans le vif ! Heureusement que ses amis intimes contrôlent les médias pour lui. Peut-être lirons-nous quelques avertissements dans "Le Canard enchaîné", "Alternatives économiques" ou "Le Monde diplamtique" mais il sera trop tard...
Répondre