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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Paroles, paroles

 

Claude Guéant l'avait annoncé, François Fillon l'a confirmé: les petites retraites vont être revalorisées. Sur le plan institutionnel, ce partage des rôles est inédit et justifie quelques inquiétudes sur le fonctionnement de notre démocratie. Sur le fond en revanche, rien de nouveau. Durant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait promis de revaloriser le minimum vieillesse de 25% en 5 ans, et de porter les pensions de reversion à 60% d'ici la fin du quinquennat. Hier, le premier ministre s'est borné à répéter que ces objectifs seraient respectés. Sans apporter la moindre précision chiffrée: certes, il y aura un coup de pouce en 2008, mais le chef du gouvernement n'est capable d'en indiquer ni le montant, ni la date, ni le financement. Pourquoi tant d'approximation? Sans la douche froide que lui infligent les sondages, sans les vapeurs qu'elle ressent à la perspective des municipales, sans l'impatience des syndicats à la veille de la conférence sociale, la droite n'aurait sans doute même pas pris la peine de réaffirmer cet engagement. Car pour ce gouvernement, « on ne prête qu'aux riches », ce qui fut fait dès le mois de juillet avec le paquet fiscal. Quant aux autres, ils peuvent attendre... Le constat est pourtant accablant, dans un pays dirigé depuis maintenant six ans par la droite: 410 000 personnes n'ont que le minimum vieillesse, 621 euros par mois, pour vivre. Cette ressource est inférieure au seuil de pauvreté, évalué à 817 euros, niveau que 870 000 Français âgés de plus de 65 ans n'atteignent pas. En moyenne, le montant des retraites s'élève à 1445 euros pour les hommes et 822 pour les femmes, révélant une disparité qu'il est urgent de corriger. Alors non, ces gens-là ne peuvent plus attendre, car ils ne peuvent tout simplement plus vivre. Assez de paroles, il faut maintenant des actes!

 

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D
il eut été opportun de faire preuve d'un minimum de conséquense dans vos votes à l'assemblée. vous avez voté contre tous les projets de lois proposés par la droite au gouvernement sauf...la plus importante: l'autorisation donnée à la droite de mettre fin à la maitrise du peuple sur son destin. le fameux "minitaité" qui n'est rien d'autre qu'une insulte au processus démocratique conclu en 2005 par le refus des citoyens du Traité sur la Constitution Européenne.
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S
Objet: Entretien accordé par V. Hugo .... Entretien accordé à Victor Hugo sur Napoléon III<br />  <br />                                       ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ? Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète. Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême ? Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès. Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ? Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie. Et la liberté de la presse dans tout çà ? Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?<br />  <br /> *Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.<br />  
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