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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Copie hors sujet

 

Devinette: qui a dit: « Demain, une partie des enseignants sera en grève, sans que l'on sache précisément les motifs de ce mouvement qui tend à devenir un rituel auquel les Français s'habituent tant bien que mal, considérant que c'est un mauvais moment à passer. Je considère pour ma part qu'il y a des moyens plus modernes de poser les questions relatives à l'évolution de notre système éducatif ». Je donne deux indices: cette déclaration a été prononcée par un homme, le mercredi 23 janvier. Une chose semble sûre, pour être aussi mal informé des réalités du système éducatif français, l'auteur de cette phrase doit travailler dans une sphère qui en est bien éloignée. Car la grève de jeudi a démenti ce visionnaire. Elle a été très suivie par les enseignants dont 54% ont répondu au mot d'ordre. Le malaise qu'ils expriment est profond, puisqu'ils estiment que le service public de l'éducation est fragilisé par les suppressions de postes, le recours à des vacataires et à des contractuels, le forcing du gouvernement qui veut imposer un service minimum pour lequel il avait promis une concertation aujourd'hui abandonnée. Enfin, leurs inquiétudes sont comprises des parents d'élèves qui savent que le système scolaire a besoin d'être amélioré avec les enseignants et non contre eux. A ce stade, vous l'avez sans doute deviné, ce roi de la gaffe n'est autre que Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, s'exprimant à la tribune de l'Assemblée nationale dans le cadre des questions au gouvernement. Sa réponse est affligeante, reflétant un mépris des enseignants et de la mission de l'éducation nationale indigne de ses fonctions. Les résultats de sa politique sont à l'avenant: 11 000 suppressions de postes depuis qu'il est ministre, en particulier dans les collèges et les lycées, dégradation du pouvoir d'achat des enseignants, refus de toute revalorisation du métier d'enseignant. S'il doit être évalué comme ministre, M. Darcos ne sera pas le premier de la classe! Sa copie est mauvaise, tant sur la forme que sur le fond, et finalement hors sujet.

 

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O
L’année 2008 sera dure, très dure pour les fonctionnaires en général et les enseignants en particulier. Pour vous donner un aperçu des sombres desseins sarkoziens, je ne peux que vous convier à prendre connaissance du numéro de février du magazine « Le Monde de l’Education » qui publie un dossier intitulé « Sarkozy invente le flexiprof ». Ceci dit, je peux néanmoins vous faire une prédiction en matière d’éducation, vous dire d’ores et déjà quelle sera la prochaine réforme de Xavier Darcos : après la réforme du baccalauréat professionnel en trois ans – aussi absurde que brutale – viendra la fusion des séries générales (S, ES et L).<br /> <br />  <br /> <br /> Je partage les conclusions de Mag : le nombre de grévistes ne signifie plus rien aujourd’hui car les gens n’ont plus les moyens de faire grève. La majorité de nos compatriotes ignore superbement que les fonctionnaires perdent un trentième de leur salaire pour chaque jour de grève, certains croient même qu’ils sont payés lorsqu’ils font grève ! De plus, notre président de<br /> la République<br /> sait parfaitement stigmatiser les grévistes, ces privilégiés qui défendent égoïstement leurs intérêts particuliers et, bien évidemment, surannés, et emmerdent – osons le mot – de manière éhontée les braves et honnêtes citoyens qui travaillent. Ce sont tous des fainéants, vous dis-je, comme ces chômeurs qui vivent sur le compte de la société. Ah ! L’art de diviser pour mieux régner…<br /> <br />  <br /> <br /> Lila, enfin, conclue sa prose par une somme d’espérances : une note d’espoir ou de désespoir ? Pour ma part, je me désespère de cette opposition aphone et courtisane. Je me demande sincèrement où sont les socialistes ? Avez-vous lu « Le Nouvel Observateur » de cette semaine ? Il titre « Pourquoi ils deviennent sarkophobes ». Or, il ne cite aucun cacique socialiste dans son exposé. Finalement, les opposants au sarkozysme sont désormais des hommes politiques de droite ! En outre, on peut légitimement s’interroger sur le projet socialiste ? Quel est-il ? Y en a-t-il un d’ailleurs ? Et même s’il y en avait un, que vaudrait-il ? Ne serait-il pas qu’un assemblage de promesses fumeuses à l’image de celle relative au référendum sur le traité européen, réitérée à maintes reprises au cours des deux dernières campagnes électorales avant d’être honteusement abandonnée avec mépris ? Un véritable déni de démocratie, pour reprendre les mots du Comité national pour un référendum (la liste des parlementaires de gauche ayant signé la pétition est disponible sur le site : http://www.nousvoulonsunreferendum.eu). Le PS a joué sa crédibilité à ce sujet… Mais vous connaissez mon opinion à ce propos.
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M
Le nombre de gréviste ne veut plus dire grand-chose. il y en a tant qui n'ont plus simplement les moyens de faire grève, d'autres qui ne croient pas en ce mode d'action, surtout depuis 2003, la faiblesse des syndicats, l'absence de culture de la vraie négocuation, je ne parle pas des numéros sarkozyiens, zistes, oh je ne sais plus.<br /> C'est dur, très dur.<br /> Il y a quelque chose de pourri au roayume de Da....<br /> mag
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L
Zéro pointé, nous sommes d'accord, mais que la Gauche continue d'appuyer là où ça fait mal. J'ai été super fière d'entendre sur LCP Accoyer dire "Mais calmez-vous Mr Roman... enfin!!") sur un sujet qui ressemblait sensiblement à celui que tu développes.<br /> La droite, et Darcos le premier, n'a rien compris aux enseignants, à leurs revendications, mais aussi à tout le reste... Tout passe par l'éducation, et au final, sans extrapoler des masses, même la croissance peut y dépendre si on donne à l'école les moyens de réussir sa mission d'éducation. Des moyens financier, matériel, humain...<br /> Le gouvernement multipliera les gestes politiciens démagogues jusqu'à fin Mars: il faut bien sauver les meubles! D'ailleurs le "petit toujours énervé" a décidé qu'il ne personnaliserait pas le scrutin des municipales, n'était-ce pas lui qui jurait que c'était un test et qu'il s'y investirait personnellement?? Sent-il le vent tourné?<br /> Le pire reste à venir, les étrangers, les sans papiers, les fonctionnaires, les pauvres, les syndicats, les jeunes, les chômeurs vont morfler après les municipales, on en viendrait presque à espérer le pire pour notre président. C'est grave d'avoir à en arriver là, mais la haine est perceptible, la rancoeur, le sentiment de s'être fait avoir une nouvelle fois. Je ne m'en réjouis pas, car s'il dilapide la confiance des citoyens de la même manière que ses 15 milliards de Juillet, le moment venu nous aussi nous aurons du mal à s'imposer et redonner confiance.<br /> Si le PS sortait pour de bon la tête de ses querelles internes, si la Gauche s'unissait, si le Parti se rénovait, si les gens votaient, si les élus travaillaient, alors nous n'aurions rien à regretter car nous aurions mis toutes les chances de notre côté.
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