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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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"Le paquet patronal"

Si Sarkozy n'existait pas, Parisot l'inventerait! Elle boit du petit lait après le discours sur les chantiers sociaux que le président de la République a prononcé hier. Quant à lui, qui avait un peu déçu à l'université d'été du Medef, il a eu droit à sa session de rattrapage. Il est clair que son calendrier remplit d'aise le patronat. La croissance chute, l'emploi stagne, les déficits se creusent, même le premier président de la Cour des comptes s'émeut du « paquet fiscal ». Qu'à cela ne tienne, dans 15 jours tout ira mieux! C'est ce qu'a expliqué hier un Sarkozy plus thatchérien que jamais. Sur le fond, peu de nouveauté par rapport aux propositions de sa campagne électorale. Son discours confirme même en les explicitant des orientations qui sont connues: une privatisation de la sécurité sociale, une fragilisation extrême des salariés au travers notamment de la « modernisation » du contrat de travail, une accélération de la logique libérale, et l'inégalité érigée en règle. Sur la méthode, c'est le pacte social lui même qui risque d'exploser. Les syndicats sont consultés à condition d'être d'accord. S'ils le sont, il n'y a pas lieu d'engager avec eux des négociations longues. Et s'ils n'approuvent pas, pourquoi perdre du temps avec eux? Cela n'est plus de la concertation, c'est de l'instrumentalisation. Dans le monde selon Sarkozy, les syndicats doivent approuver ou disparaître. Après le « paquet fiscal », voici le « paquet patronal ».

 

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S
De l’art de dire ou de ne pas dire ou comment s’échiner à montrer qu’il est attentif à contraindre les français à se remettre en question… Madame, Mademoiselle, Monsieur, Il en va de la tragédie annoncée comme de l’orage: ça gronde mais ça n’éclate pas toujours. J’ai grand peine à croire que vous ne voyiez en moi qu’un démolisseur: je ne fais juste que quelques travaux. De leur inconfort, il ne restera bientôt plus de trace. Faites-moi confiance! Entendez: Serrez-vous la ceinture et vous serez de bons patriotes.
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Y
Quel discours présidentiel! Quelle politique, politicienne!<br />  <br /> <br /> Voilà un nouveau mot d'ordre pour les syndicats : nécogier moins pour gagner moins.<br />  <br /> <br /> Nicolas Sarkozy rêve à l'américaine, mais compte tenu de notre économie et de la dette nationale, les seuls effets de ces annonces politiques seront un sacrifice de notre système social,  une dévaluation du droit du travail et pour obtenir quoi? La précarité: précarité de notre système de santé et d'accès aux soins, précarité de notre contrat de travail, précarité de notre retraite. Alors pourquoi travailler plus? Eh bien c'est limpide pour nous offrir une complémentaire santé, une complémentaire retraite,  et une assurance chômage afin de pouvoir permettre à notre Président de poursuivre son rêve américain.<br />  <br /> <br /> Un rêve, dans lequel seules les grandes réussites économiques prévalent et où la pénibilité du travail reste risible au yeux de CAC 40.<br />  <br /> <br /> Enfin outre l'ironie, je reste stupéfaite de la capacité de ce Président à berner les français avec ses effets d'annonce et notamment son ménagement délicat du problème des régimes spéciaux.<br />  <br /> <br /> Eh oui contrairement à la fermeté de son 1er Ministre qui nous livre franchement sa feuille de route, celui-ci tient à ménager pour un moment encore l'effet de grâce et bien sûr éviter les grandes grèves des services publics.<br />  <br /> <br /> Alors surtout ne pas dire aux français que l'on entre dans un plan de rigueur, ne pas leur dire non plus qu'on leur retire tous leurs droits sociaux, car qu'il faut qu'ils continuent de penser que leur pouvoir d'achat va augmenter et qu'avec nos mesures les 3% de croissance vont être atteints. Mais comment faire ? Eh bien suivez le guide prenez chaque jours la Une du Parisien et scandalisez-vous de chaque fait divers, réagissez à chaud et vous verez ils oublierons très vite tous leurs petits soucis face à un Président aussi dynamique et réactif.<br />  <br /> <br />  <br />  <br />
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