Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Les gouvernements de droite se suivent et se ressemblent. En 2003 à l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Raffarin accusait les socialistes d’ «aimer leur parti plus que leur patrie ». Lundi à Lyon, François Fillon nous a reproché de « ne plus oser aimer la France ». François Fillon en la matière est un récidiviste. Lorsque les députés socialistes se battaient à l’Assemblée nationale contre sa réforme des retraites, le ministre des affaires sociales de Raffarin avait dénoncé « la responsabilité du Front populaire dans l’effondrement de la nation en juin 1940 ». Cette droite française me scandalise ; elle pratique la calomnie et l’injure ; elle est persuadée d’être seule légitime à exercer le pouvoir. Elle confond victoire et revanche. Elle se comporte comme si la France lui appartenait, parce qu’elle sert les possédants. Elle mijote pour les patrons et les rentiers des cadeaux fiscaux dont ils n’ont pas besoin, pendant que les foyers modestes peineront à supporter la TVA « sociale » qui ne manquera pas d’être instaurée et hésiteront à se soigner en raison des franchises sur les soins d’ores et déjà annoncées. Sarkozy-Fillon, c’est le même tandem que Raffarin-Fillon ou Villepin-Borloo. Ils ont inventé le CPE, ils ont refusé l’obligation pour les communes de construire du logement social, ils ont laissé leurs amis du Medef s’octroyer des stock-options et des golden parachutes. Ils ont échoué à relancer le marché de l’emploi ou l’investissement industriel. Et ils n’hésitent jamais à sacrifier les libertés sur l’autel du libéralisme. Ils n’ont pas changé. Ce sont les mêmes. Peut être même en pire, du fait de la concentration extrême du pouvoir dans leurs mains.