Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
La revoilà, la droite clientéliste qui plombe les comptes publics pour mieux gâter son électorat. Nicolas Sarkozy n’aimait pas être qualifié de candidat du Medef et du CAC 40. Il n’est pourtant pas le président du peuple ! En témoignent les trois premières mesures annoncées comme des priorités. La défiscalisation des heures supplémentaires tout d’abord. Elle est supposée mettre en musique le slogan « travailler plus pour gagner plus ». Il n’en sera rien. Elle sera un frein à l’embauche, donc l’offre de travail n’augmentera pas pour les gens qui n’en ont pas. Elle ne pourra pas bénéficier aux travailleurs à temps partiel. Et son montage technique soulève déjà des désaccords au sein de la majorité : la CSG, la CRDS et les cotisations retraites, pourraient finalement être exclues de l’exonération. Deuxième mesure, le bouclier fiscal à 50%. Il ne s’adressera qu’à des rentiers dont le patrimoine dépasse 1 million d’euros : autant dire qu’il ne s’inscrit pas dans une politique fiscale redistributrice. De la même manière enfin, l’exonération des droits de succession, dont le premier ministre assure qu’elle concerne « la plupart des foyers », ne vise que les patrimoines les plus élevés : en effet, actuellement, 90% des successions sont déjà exonérées d’impôts. Ces réformes profondément injustes et inégalitaires, nous les combattrons dès le mois de juillet à l’Assemblée nationale. « La gauche, par son conservatisme borné, a perdu la bataille des valeurs », assure François Fillon sur le ton méprisant et insultant qu’il a adopté depuis sa nomination à Matignon. Eh bien cette bataille des valeurs, nous allons, plus que jamais, la livrer... et avec fierté, n'en déplaise à Monsieur FILLON.