Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Depuis le début de cette campagne électorale, je suis convaincu que Ségolène Royal sera notre présidente. Au fil des jours, ma certitude se renforce. Pendant que son principal adversaire copie sans vergogne toutes les recettes qui ont marché (après sa période « fracture sociale » comme en 1995 et son virage extrémiste version Le Pen 2002, voilà maintenant « La Lettre aux Français », comme François Mitterrand en 1988 !), la candidate socialiste tranche par sa clarté, sa cohérence, mais aussi l’humanité de ses propositions. La presse a établi cette semaine une comparaison des « cent premiers jours » en cas de victoire de l’une ou de l’autre. Pour Ségolène Royal, les premières mesures porteront sur l’emploi des jeunes, le relèvement du Smic, des bas salaires et des petites retraites, le rétablissement des moyens de l’éducation nationale pour réussir la rentrée scolaire, la lutte contre les violences faites aux femmes et l’accès gratuit à la contraception des jeunes. Pour Nicolas Sarkozy, le parlement n’aura rien de plus pressé que de voter dès l’été une nouvelle loi sur l’immigration restreignant le regroupement familial, d’instaurer des peines planchers pour les récidivistes et d’abaisser la majorité pénale à 16 ans, trois réformes auxquelles il pense depuis longtemps, mais dont sa propre majorité n’a pas voulu sous la précédente législature. Ce choc des projets est éloquent : quand la candidate socialiste, soucieuse de relever le pays, propose d’ouvrir des droits nouveaux, le président de l’UMP, tout à sa frénésie sécuritaire, s’empresse de restreindre les libertés.