Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Dans son discours de Grenoble, voici quelques semaines, Ségolène Royal s’adressait aux jeunes en leur disant : « Je pense que les jeunes ne sont pas un problème : ils sont la solution à nos problèmes ». Elle avait aussi pris un engagement personnel très fort : « Je tiens à dire que je pense à Bouna, Zyed et Muhittin, aux jeunes électrocutés de Clichy, et je dis à leur famille que nous n’aurons de cesse que la vérité soit connue dans la tragédie qui a pris leur jeune vie ». Hier, notre candidate s’est rendue à Clichy-sous-Bois, où elle a rencontré en privé les parents de Bouna Traoré et Zyed Benna, avant de déposer des fleurs au pied de la stèle érigée en leur mémoire devant le collège que fréquentaient les deux adolescents. Ensuite, elle a signé le « contrat social et citoyen » rédigé par le collectif AC Le Feu sur la base des doléances recueillies en 2006 dans 120 villes de France. Surtout, elle a assuré les jeunes des banlieues qu’ils « font partie intégrante de la nation ». Enfin, elle a pris l’engagement de se battre, si elle est élue, pour « la réussite des quartiers populaires ». Elle tiendra parole. Je me souviens en effet que lors des émeutes de novembre 2005, elle fut l’une des rares personnalités politiques qui, dans ses interventions publiques, parlait des jeunes comme d’une énergie, d’un potentiel, d’une chance. A l’époque, il va sans dire que ce n’était pas le discours dominant. C’était déjà, chez Ségolène Royal, une conviction profonde. Ce sera, demain, une action qu’elle conduira avec force.