Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Ségolène Royal s’exprime devant 10 000 personnes à Dunkerque sur l’éducation et la presse ne parle que d’Eric Besson.
Etrange qu’aucun titre n’évoque Nadine Morano, égérie de Nicolas Sarkozy, contrainte au silence depuis dix jours.
Ségolène Royal présente son pacte présidentiel à Villepinte et on ne parle que du chiffrage de ses propositions.
Pourquoi les propositions de Nicolas Sarkozy n’avaient-elles pas fait l’objet de telles attentions comptables ?
Il est vrai que Ségolène Royal, peut-être parce qu’elle est une femme, peut-être parce qu’elle est socialiste ou peut-être les deux, est la seule à devoir faire l’objet de telles attentions… et qu’il n’y a aucun problème du côté du candidat de l’UMP.
Par exemple quand Nicolas Sarkozy annonce dans le Monde du 24 janvier qu’il baissera les prélèvements obligatoires de quatre points en cinq ans… et que le lendemain son porte-parole déclare que ce sera finalement en dix ans… et que Thierry Breton précise que cela commencera en 2010… il n’y a ni disfonctionnement, ni approximation, ni reculade et puis tout cela ne coûte que 70 milliards soit à peine plus de deux fois le chiffrage des engagements de Ségolène Royal.
Il n’y a d’ailleurs pas plus d’approximation sur l’engagement du candidat de l’UMP devant le CGPME « de généraliser le CNE » démenti aussitôt par son porte-parole officiel Xavier Bertrand ! ! !
Rien à déclarer non plus sur le plan hôpital 2012 présenté par le gouvernement pour 10 milliards d’euros mais qui ne figure pas dans le projet de l’UMP.
Il n’y a non plus aucune approximation dans le projet de Nicolas Sarkozy qui annonce vouloir supprimer 250 000 emplois publics en cinq ans sans jamais évoquer les secteurs concernés (éducation, hôpitaux, police…).
Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre ! ! !