Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Par Bernard Roman
En langage gouvernementalement correct, on nous parle ce matin d’une « pause dans la baisse du chômage ». En français, ça s’appelle tout simplement une hausse. Il y a à fin octobre 400 chômeurs de plus qu’un mois avant. La France compte aujourd’hui 2 129 700 demandeurs d’emplois. Parmi les jeunes de moins de 25 ans, 21,8% sont touchés. Les licenciements, notamment économiques, augmentent. La croissance est nulle au troisième trimestre. Aucun autre pays de l’Union européenne ne connaît un tel désastre. C’est donc bien la politique conduite en France qui est en cause. Depuis 2002, le chômage s’est régulièrement aggravé. Au milieu de l’année 2005, il a commencé à se réduire, revenant simplement à son niveau antérieur. Ce qui n’a pas empêché le gouvernement de fanfaronner. Il n’y avait pas de quoi : cette amélioration relative ne provenait que de raisons démographiques (départs en retraite des babyboomers) et comptables (radiations administratives). Malgré les proclamations grandiloquentes de ministres tous plus arrogants les uns que les autres, les résultats sont affligeants : un marché de l’emploi asséché, de nombreux secteurs industriels exsangues, une croissance nulle. Quel gâchis !
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