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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Des bons points aux bonus



Il est fréquent de voir la droite donner une mauvaise réponse à une bonne question. Mais ce que fait Martin Hirsch est pire: il propose un gadget médiatique comme solution à un problème essentiel. Il veut cacher derrière un petit arbre la forêt de l'échec scolaire. On se croirait dans un mauvais jeu télé.

 

L'éducation nationale rencontre de multiples difficultés, liées à un manque de moyens qui ne fait que s'amplifier puisque le budget 2010 prévoit de supprimer 16 000 postes -ce qui représente près de la moitié des réductions totales d'effectifs dans la fonction publique l'année prochaine. Petit rappel: 13 500 postes supprimés dans l'éducation nationale en 2009, 11 200 en 2008, 8 700 en 2007, voilà comment la majorité au pouvoir prétend lutter contre l'échec scolaire.

 

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Les lycées professionnels cumulent des handicaps répertoriés depuis longtemps. Orientations non choisies, affectations parfois éloignées du domicile, emplois du temps désorganisés, expliquent l'absentéisme important des élèves, qui arrivent dans ces établissements au terme de parcours scolaires difficiles et parfois à la limite du décrochage.

 

Pour eux, la « cagnotte » de M. Hirsch arrive donc trop tard: combattre le décrochage suppose de lutter contre l'inégalité des chances, en veillant à la prévention de l'échec scolaire dès la maternelle et non quand l'adolescent arrive, totalement démotivé, dans un lycée professionnel.

 

Elle pose surtout un problème de principe: si le système éducatif a échoué à donner à ces jeunes le goût d'apprendre et la volonté de se former, ce n'est pas ce « marché », contraire à la mission même de l'enseignement, qui les leur rendra.

 

Les enseignants s'efforcent, dans des conditions souvent stressantes, de transmettre à nos enfants un savoir qui sera le socle de leur vie d'adulte. Ces connaissances ne peuvent en aucun cas être conditionnées à une dimension financière, sous quelque forme que ce soit.

 

Autrefois, les maîtres distribuaient des bons points. Vont-ils être convertis en bonus ?

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A
<br /> J'ignorais avant la réunion de la section de Lille-centre hier que quelqu'un se présenterait contre vous pour les régionales.On en a beaucoup discuté autour du pot.<br /> Vopus pouvez compter sur tous ceux qui étaient là et on s'est dit qu'on allait mobiliser les autres.<br /> Bravo^pour votre discours de mobilisation et sur celui de Pierre Mauroy.<br /> Alima<br /> <br /> <br />
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P
<br /> Gouverner c'est prévoir dit la sagesse populaire. On fait grand cas de ce que la France a rejoint l'Irlande en terme de fécondité. Les français(e)s font beaucoup d'enfants. Hip Hip Hip<br /> Hourrah. Oui mais qui les accueuillera et les instruira dans deux ou trois ans, voire un peu plus, où ils seront  obligatoirement scolarisés???????<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Martin Hirsch nous avait habitué à mieux. Sa technique consistant à expérimenter avant de proposer tout nouveau dispositf est certes pragmatique, mais encore faut-il que les intentions de<br /> départ soient louables et respectent l'esprit républicain. Hirsch, sous couvert de se présenter comme un chantre de l'innovation politique, a cette fois-ci dépassé la limite. L'école a déjà été<br /> suffisamment marchandisée ces dernières années dans les filières post-baccalauréat. Seule la connaissance doit être la monnaie d'échande dans l'enceinte scolaire. L'école, vis à vis des élèves,<br /> doit rester désintéressée d'un point de vue financier. A défaut, toute entreprise mercantile n'est qu'une source supplémentaire d'inégalité. Il eût été plus judicieux de consacrer plus de moyens<br /> pour les services d'orientation et d'accompagnement des lycéens dans leur choix de filière. Certains s'orientent bien souvent sans connaître particulièrement la nature des matières qui leur seront<br /> enseignées et sans que leur choix soit inscrit dans un projet de développement professionnel. Ainsi, chaque année pour plus de 100000 jeunes, la sortie scolaire se traduit par une entrée à la<br /> Maison de l'Emploi. Dramatique !<br /> <br /> <br />
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