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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Le concours Lépine anti-jeunes


 

Alors que Michèle Alliot-Marie présente aujourd'hui en conseil des ministres son « projet de loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure », je suis frappé par deux paradoxes.

 

Premier paradoxe en forme de supercherie: la ministre de l'Intérieur affirme que la délinquance diminue. Dans ce cas, pourquoi l'inflation législative se poursuit-elle? La vérité est que la violence continue de progresser, révélant l'échec d'une politique sécuritaire que le pouvoir s'obstine pourtant à amplifier.

 

Ma deuxième interrogation porte sur le contraste entre la surenchère d'annonces et les reculs opérés sur les projets gouvernementaux. Un exemple parmi d'autres: en dépit des discours fracassants de Nicolas Sarkozy, sa ministre de la justice a été contrainte à des replis significatifs sur sa réforme du code de justice pénale des mineurs.

 

L'important pour la majorité reste d'entretenir un climat qui justifie sa fuite en avant vers toujours plus de répression. Chaque fait divers donne lieu à une sorte de concours Lépine au sein du gouvernement, de Christian Estrosi avec sa proposition de loi « anti-bandes » à Xavier Darcos avec ses portiques dans les écoles et ses fouilles des cartables.

 

Ces initiatives relèvent plus de la gesticulation que de l'efficacité, mais là n'est pas l'essentiel. Le problème est l'abandon de toute politique de prévention de la délinquance. La sanction de tout délit est naturellement indispensable, mais s'il n'y a pas eu prévention, la Justice remplit incomplètement sa mission.

 

De surcroît, cette logique répressive devient incontrôlable. Comment comprendre l'interpellation à Floirac de deux enfants de 6 et 10 ans? Comment ignorer les conclusions de la Commission nationale de déontologie de la sécurité, qui déplore les « violences illégitimes » subies par des jeunes interpellés, « le plus souvent pour des faits de faible gravité »? Exemples à l'appui, la CNDS dénonce sévèrement la façon dont les forces de sécurité traitent les mineurs, citant des gardes à vue et des fouilles injustifiées, ainsi qu'« un recours excessif à la coercition ». Ces dérives sont graves, mais très peu médiatisées.

 

Enfin, il se dégage de ce tableau l'impression d'une stigmatisation des jeunes. Loin de moi l'idée de justifier la violence dont certains d'entre eux font preuve. Mais la société ne doit pas s'exonérer de sa responsabilité dans ce problème. Le désengagement de l'Etat en matière d'éducation et de prévention rend encore plus excessif son acharnement répressif.

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B
On rappellera aussi au passage, depuis le rapport Varinard, jusqu'à l'annonce par Rachida Dati d'un nouveau code pénal des mineurs, la volonté d'en finir avec l'ordonnance du 2 février 1945 coupable apparemment de mettre en avant la nécessité d'éduquer les jeunes délinquants avant d'user de répression.Voir le site très instructif, et la pétition associée (signée dès le début par Bernard Roman) :http://quelfuturpourlesjeunesdelinquants
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C
IrréalPolitich « ActioNico »<br /> Cher Opsomer.  Vous avez raison : à titre d’exemple « si on relise » ensemble les textes de lois depuis 2002, on observe des mots à tout va (sécurité, reformé, privatisé, supprimé, liquidé, oppressé, fracturé, cassé…) les mots que contiens la liste est longue, juste a quoi faire un dictionnaire label : IrréalPolitich <br />  <br /> Dites-vous bien que vous ayez affaire à une société surmédiatisée, qui prend bien soin de garder en rang et sous contrôle l’opinion publique. C’est pourquoi il faut jouer avec ça. Ayez le réflexe de renforcer pleinement vos positions au lieu de foncer tête baissée comme un taureau face à un mur.<br />  <br /> Comme tout mouvement de masse, et donc comme tout rapport de force, le pouvoir des deux parties en place réside dans la maîtrise des zones d’incertitude impactant chaque partie. D’un côté, on a donc le gouvernement qui possède le pouvoir législatif, exécutif, et judiciaire, autrement dit un pouvoir relativement élevé, qui peut changer l’avenir et le devenir de millions de personnes en très peu de temps. Et l’autre, les pauvres, qui peuvent invoquer "leur droit d’exister" (noter que la nature a horreur du vide) Les individus n’étant pas reconnus pour leurs efforts, peut-on réellement parler de droit ?? Et priver de liberté les plus courageux d’entre eux. L’obtention des stock-options pour...d’autres !!! Et c’est en cela que la lutte des classes est inefficace et mal pensé.<br /> Pensez-vous alors que les pauvres vont adhérer au mouvement de lutte contre le mépris et l’irresponsabilité de l’état? Moi,  je suis convaincu. Et c’est possible en l’état actuel ! Ex : La prime de 500 Euro pour des précaires, étudiants, retraités et allocataires de minima sociaux. Vous ne l’obtiendrez pas sans que l’on vous demande : Avez vous vos papiers ? Avez vous le droit d’exister ??<br /> Infin, (…)Battez vous monsieur Roman, battez vous pour nous et dites aux « grand-E-s » à Paris qu'on en a assez deux.<br /> La politique de Sarko, est purement et simplement du purf foutage de gueule. Réveilliez – vous !
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A
Tout à fait d'accord .Pour enrayer les violences il faut avant tout des équipes soudées et stables,des surveillants en nombre suffisant .La politique actuelle de suppressions de postes  surtout dans notre région qui commençait à rattraper son retard est catastrophique .Il a été dit aussi que le maillon faible c'est le collège mais on entend parler de réformes pour le primaire,le lycée ,les facs ...les collèges pas touche ,sujet explosif ...Autre problème on SAIT que les petits collèges (moins de 400) sont plus calmes ,les profs connaissent tout le monde et il y a moins d'incidents :le conseil général ,pour des questions d'économies a choisi de favoriser les gros établissements en fermant des collèges et en restructurant pour en faire des établissements de700 ou plus ..comme quoi la question n'est pas simple ....
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O
M. le Député, pourriez-vous rappeler le nombre de lois votées sur les questions de sécurité, si possible en détail, depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé aux affaires ?
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J
Je regrette que l'arrestation de ces deux jeunes n'ait pas été évoquée par les socialistes hier dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale... Pourquoi? C'est incompréhensible, des milliers de français comptaient sur vous. Un râté... encore un.Merci à vous Monsieur le député d'y faire référence dans votre blog, ça me réconcilie avec le PS.
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