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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Darcozy


 

L'école n'est décidément plus ce qu'elle était. Quelques jours après l'interpellation, à l'heure de la sortie, de deux enfants de 6 et 10 ans pour un supposé vol de vélos, opération policière qui a suscité à juste titre l'incompréhension et la colère, voilà que Xavier. Darcos, serviteur zélé de Nicolas Sarkozy, réagit à l'agression d'une enseignante par une proposition que l'UMP qualifie de « solution innovante »: la création d'une « force mobile d'agents » pouvant opérer des fouilles sur les élèves, ainsi que l'attribution  de la compétence d'officiers de police judiciaire aux chefs d'établissements.

 

Il est étonnant, alors que depuis des années, la droite sacrifie les budgets scolaires, réduit le nombre d'enseignants et sacrifie des postes de surveillants, que des crédits soient soudainement disponibles pour créer ce que le PS a qualifié de « GIGN scolaire ».

 

Il est de surcroît absurde de prôner pareil dispositif, dont la communauté éducative rappelle qu'il serait inopérant face à des incidents comme celui auquel le ministre réagissait.

 

Il est surtout indigne de vouloir transformer les écoles en commissariats, et choquant que ce soit le ministre en charge de la défense de l'éducation nationale qui imagine un tel scénario.

 

Depuis 2002 et plus encore depuis 2007, en matière de lutte contre l'insécurité, la droite privilégie la répression sur la prévention, et c'est pour cela qu'elle échoue. Comme elle a retiré la police de proximité des quartiers, elle a restreint la présence d'éducateurs et de surveillants dans les établissements d'enseignement. Or, à l'école comme dans la société, le combat contre la violence suppose que, dès le plus jeune âge, nos enfants soient encadrés par des adultes, des formateurs, des enseignants, qui leur garantissent une éducation de qualité, l'égalité d'accès à l'instruction, et surtout la transmission des valeurs républicaines. Je pense qu'aucun enseignant ne se reconnaît ce matin dans le discours déplorable du ministre Darcos.

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C
Une nouvelle agression contre une enseignante s'est produite ce jour dans un collége proche de Toulouse. Ces faits graves , sans être heureusement fréquents, semblent depuis quelques mois se multiplier dans les établissements concernant quelquefois des élèves dont le comportement, jusqu'alors n'avait rien de violent. <br /> Il est vrai que l'école n'est pas un lieu en dehors de la société et que la violence de celle -ci a pénétré depuis longtemps ses murs. Le communiqué du ministre relatif à cette affaire laisse pourtant un goût amer, X.Darcos déclarant la nécessité de sanctuariser l'école.<br /> C'est, je le crois, une idée profondément régressive que Bayrou lui même avait déjà théorisé ( ils sont trés proches)   en son temps  avec un succés mitigé. <br /> Chacun évidemment condamme les divers actes de violence qui, de l'école au lycée, fragilisent le systéme éducatif et inquiétent  enfants et parents. Faut-il, dès lors, sanctuariser les établissements, élever les murs, poser grillages et caméras, déployer la police à l'intérieur des structures comme l'air du temps semble déjà l'indiquer? <br /> Pourquoi au contraire de cette logique et de ce populisme ne pas privilégier la force de la prévention, la présence massive d'adultes dans les établissements pour éviter en amont les difficultés et renoncer au parti pris du tout répressif, du repli sur soi?<br /> Vouloir instrumentaliser à des fins politiques, pour satisfaire son électorat ,des actes de ce type est pour le moins facile. Décidemment M.Darcos, il est vraiment temps que vous partiez…pour le ministére de la justice?<br /> Voir l'article du Monde : l'illusoire tentation de l'école sanctuaire dans la rubrique éducation du blog
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O
Voici l'interview de Claude Tarlet, président de l'USP :<br /> http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/27/face-a-la-cybercriminalite-le-droit-se-trouve-aujourd-hui-dans-une-situation-qui-le-depasse_1198901_3224.htmlDormez tranquille, citoyen, nous veillons sur vous... si vous avez de l'argent bien évidemment, cher client. J'arrête ici car la démonstration n'est plus à faire.
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O
Comparez ces deux infos de ce jour sur le site de la Gazette des communes :<br />  <br /> 28 000 postes de fonctionnaires ont été supprimés en 2008 contre 22.921 prévus<br /> http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/det_artNL.asp?id=34182&supportId=56<br />  <br /> La vidéosurveillance de voie publique pourrait être déléguée aux opérateurs privés<br /> http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/det_artNLUne.asp?id=34177&supportId=56<br />  <br /> Elles corroborent mon sentiment suite aux déclarations fumeuses de Darcos : ce sont des annonces préméditées afin de s'orienter vers la fameuse coproduction de sécurité chère au président de la République.
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O
Sécurité : Darcos invente ce qui existe déjàhttp://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/05/21/securite-darcos-invente-ce-qui-existe-deja.html
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O
DARCOS : PROVOCATION OU PRÉMÉDITATION ?<br />  <br /> Affligeant, consternant, désespérant… tels peuvent être les qualificatifs à l’adresse de Xavier Darcos après ses dernières annonces. Ce ministre est vraiment usé jusqu’à la corde mais, comme ses homologues, ce n’est pas un homme libre ; les ministres sont des godillots aux ordres, des vassaux devant allégeance à celui qui leur a accordé leur maroquin. D’ailleurs, Jean-Pierre Chevènement disait en son temps qu’« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ! » Ce constat amène, cependant, le questionnement suivant : et si ses déclarations n’étaient pas une provocation délibérée pour exister politiquement mais en réalité, une stratégie sciemment programmée visant des perspectives inavouées car inavouables ? Délirant ? Probablement. Machiavélique ? Assurément ! Ainsi, le but premier pourrait être de détourner habilement l’attention des Français des vrais problèmes du moment tout en reconquérant les déçus du bling-bling ostentatoire. Force est, en effet, de constater que les polémiques actuelles éclipsent opportunément la dégradation économique marquée par une récession aujourd’hui sans précédent et un déficit désormais abyssal, le tout accompagné de son cortège croissant de faillites, de chômeurs et de criantes inégalités. Mais Paul Valéry ne disait-il pas que « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde » ? Le second objectif consiste à instiller la peur dans l’esprit des concitoyens afin de faire avaliser des mesures démagogiques et entériner par la même la coproduction de sécurité ardemment défendue par le président de la République. Hypothèse renforcée par le fait que le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez, a signé, le 16 décembre dernier, avec l’USP (Union des entreprises de sécurité privée, organisation patronale de ce secteur particulier) une convention prévoyant la création de 100 000 emplois dans ce secteur d’ici 2015, soit près de 15 000 par an ! Or, cette gageure ne peut réussir qu’à la double condition de déléguer au secteur privé de la sécurité des missions jusque-là régaliennes (le transfert des prisonniers ou la surveillance de bases militaires, par exemple) tout en créant simultanément de nouveaux besoins, initiés si nécessaire par l’Etat lui-même (démarche dans laquelle s’inscrit l’idée d’une force mobile d’agents assermentés – et non de policiers – en milieu scolaire lancée par Xavier Darcos, c’est-à-dire moins d’enseignants, de surveillants, de CPE, d’infirmières, d’assistantes sociales… mais des vigiles à la place). Reste cette interrogation : serons-nous mieux protégés lorsque nous serons considérés non plus comme des citoyens à part entière mais comme des clients ?
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