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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Pas de confiance sans justice


 

Le président de la République dit comprendre l'inquiétude et la colère des Français. Il ne répond ni à l'une ni à l'autre.

 

L'inquiétude, non seulement le chef de l'Etat la justifie, mais il l'amplifie par ses propos: " C'est la crise du siècle, sans précédent. Une crise comme on n'en a jamais connu. C'est la première fois dans l'histoire de la mondialisation qu'une telle crise frappe tous les pays sans exception. Et elle est d'une brutalité inouïe ".

 

Après une telle dramatisation, nous sommes en droit d'attendre des mesures elles aussi " sans précédent ". Mais non! Quelques réflexions sont versées au débat, avec une inhabituelle prudence, comme pour être testées auprès des syndicats et de l'opinion. De plus, ces suggestions qui n'ont pas encore le statut de propositions manquent cruellement d'ambition et de densité. Quand elles ne font pas polémique, comme la suppression de la taxe professionnelle.

 

Quant à la colère, elle exprime le sentiment d'injustice des salariés auxquels on demande d'encaisser une crise dont ils ne sont pas les responsables mais les victimes. A cet égard, et en dépit de la modeste et théorique avancée que constitue le projet d'accord entre les grandes banques et les autorités de régulation sur les bonus des traders, la réponse de Nicolas Sarkozy reste bien timide au regard de celle de Barack Obama, qui, lui, a bien compris que la crise née des pratiques de la finance appelait aussi une réponse morale. Cette exigence de justice ne répondra pas seule à la crise, mais elle s'impose pour rétablir la confiance.

 

A cet égard, comment ne pas être choqué de l'attitude du Medef? Les positions de Laurence Parisot sont ahurissantes. Elle s'alarme d'un éventuel plafonnement, comme aux Etats-Unis, des salaires des dirigeants des grandes entreprises bénéficiaires d'une aide de l'Etat. Puis elle propose un assouplissement des règles du licenciement économique pour limiter les possibilités de recours des salariés devant les prud'hommes.

 

Il faut espérer que le gouvernement français s'élèvera contre ces déclarations. Pour que retombe la colère, il faudrait d'abord que cessent les provocations.

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B
J'ai vécu en Guadeloupe en 1964. Le sentiment quasi unanime d'appartenance à la culture créole malgré la mosaïque des origines, l'exigence du respect par autrui quelquefois à fleur de peau à plus forte raison si l'autre est métropolitain, la pauvreté confinant parfois à l'indigence m'ont alors marqué; Et que constatons-nous, aujourd'hui, face à une crise économique exacerbée dans l'île: un ministre qui donne l'impression de quitter en catimini les négociations en cours laissant pantois et profondément en colère les Guadeloupéens, un ministre désavoué par le Premier Ministre. Injustice, comment ne pas ressentir au plus profond de soi ce sentiment! Où cela va-t-il mener? Ce n'est pas une compagnie ou deux de CRS amenées de métropole qui résoudront les problèmes! Il est grand temps que les difficultés des Français au quotidien soient prises en considération dans l'hexagone comme dans les DOM TOM. Injustice! Injustice! Facilités aux entreprises sans réelles contreparties et quelques promesses chiches au peuple qui souffre! La chute vertigineuse de la popularité présidentielle dans les sondages est éloquente! Le renvoi au 18 février ne semble pas calmer les inquiétudes. Peu s'en faut même si le discours présidentiel semblait laisser entrevoir des discussions sociales!Injustice? La suppression de la taxe professionnelle au détriment des collectivités territoriales: injustice? La révolte des professeurs- chercheurs et des chercheurs et des étudiants solidaires, leur refus non pas d'évaluation ( les parutions de leurs travaux et le jugement par leurs pairs constituant la meilleure  des évaluations ) mais de la dépendance intellectuelle, la dénonciation de la dégradation matérielle de l'Université sont là-aussi significatifs! Les professeurs crient là-aussi: injustice! Comment prétendre que les universitaires sont " aimés" et "qu'ils reçoivent tous les jours des preuves d'amour "! Madame la Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche paraissait bien embarassée lors du dernier débat télévisé à " Droit de Ripostes"! Pourquoi persister à dérouler des plans dont ne veulent pas les Français? Pourquoi ces plans qui déroutent même les partisans du gouvernement et du président? Pourquoi ces discours qui donnent l'impression de n'être pas à l'écoute des concitoyens? le départ du ministre de la Guadeloupe, son retour avec des mains presque vides ...maladresse,impuissance,improvisation, refus sytématique de dialogue...dans les DOM TOM comme en métropole???
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B
La question n'est pas de savoir comment qualifier la taxe professionnelle. Le problème c'est que c'est une ressource de moins pour les collectivités locales que c'est un impôt en moins pour les patrons et que toi, leila et moi Bénédicte, on va continuer à raquer....avec des salaires qui ne risquent pas d'augmenter.Et dire que Sarkozy proposait de baisser les impôts massivement durant la campagne présidentielle.C'était vrai, mais seulement pour les riches (ISF, Bouclier fiscal, Droits de succession...)et pour les entreprioses!Merci, Bernard ROMAN de la qualité de vos commentaires .Bénédicte.
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L
Suppression de la taxe professionnelle as-tu dit??? ? N'est-ce pas l'espéce de truc que Mitterrand appellait "l'impôt imbécile"??
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P
La déclaration de Laurence Parisot : se dépêcher d'en rire de crainte d'avoir à en pleure!!!!!Je me souviens des déclarations d'un certain Yvon Gattaz, ineffable président de feu le C.N.P.F. dans les années 80 autant que je m'en souvienne et qui avait estimé à 324.000 (pas un de plus pas un de moins) le nmbre d'emplois qui seraient créés si l'on supprimait l'autorisation administrative de licenciement..... ce qui a été fait avec les résultats que l'on sait. Le patronat français n'a q'une mémoire sélective  et il continue contre et vents et marées à être le plus obtus  et le plus sans vergogne des patronats de la planète
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B
<br /> Bernard , <br /> Comme je te l’ai dit, de vive voix (je crois à la cérémonie vœux prefet/ Derosier ), nous lisons avec interêt tes lettres d’information. Elles nous sont précieuses : <br /> gain de temps dans l’analyse des faits d’actualités et de politique de Sarko , arguments sur le terrain … <br /> Aussi , mes encouragements pour que tu poursuives cette initiative, sans essouflement.<br /> Une militante (16ème circ) , secretaire cantonale ( canton de Marchiennes)<br /> Marie-Claude MONNET <br />
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