Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Le message adressé par les militants est clair. Ils approuvent la ligne réformiste du parti socialiste, qui recueille au travers des trois principales motions près de 80% de leurs suffrages. Ils aspirent à un renouvellement, ce qui se traduit par l'arrivée en tête de la motion Collomb-Royal et le score significatif de Benoît Hamon.
J'ai maintes fois regretté que trois motions potentiellement équivalentes en voix et convergentes quant à leur contenu n'aient pas réussi à se rejoindre avant le conseil national de l'été dernier. Hier, les militants ont en quelque sorte pris les responsabilités auxquelles leurs dirigeants s'étaient dérobés.
J'ai soutenu la motion de Bertrand Delanoë par conviction, pour son contenu, et parce qu'elle s'engageait au respect des militants. Ceux-ci s'étant exprimés, je ne comprendrais pas des comportements cherchant à déformer, détourner, et finalement contourner, leur vote.
J'espérais que la motion Delanoë serait la première afin de constituer le socle d'un rassemblement du parti socialiste. Ce que j'aurais voulu pour cette motion, il me semble naturel de le préconiser aujourd'hui pour celle qui a eu la préférence des militants.
Les premières déclarations de Ségolène Royal me semblent aller dans le bon sens. Mais, pourquoi le nier, je suis inquiet, car les socialistes, s'ils sont capables du meilleur, n'ont pas toujours su éviter le pire.