Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Depuis hier, la gauche détient 25 villes de plus de 100 000 habitants sur 37 et 183 villes de plus de 30 000 habitants sur 314. Elle obtient 49% de suffrages aux municipales et 51% aux cantonales, les scores de la droite étant pour ces scrutins de 47,5% et 44%. Peu importe à François Fillon, qui juge « malvenu » de tirer des leçons nationales de ces résultats : ils sont pourtant suffisamment marqués pour faire sens ! Le premier ministre ajoute que les réformes du gouvernement doivent être « amplifiées » et « mieux expliquées » : les Français les ont pourtant très bien comprises. Ils viennent même de signifier qu'ils ne veulent pas du paquet fiscal, de la stagnation salariale, de la régression du pouvoir d'achat, des franchises médicales. Quoi que prétendent ses dirigeants, la droite hier a bel et bien subi une défaite sévère qui se décline en trois messages : la démobilisation de ses électeurs en dépit des appels lancés entre les deux tours ; la sanction sans appel de la politique de la majorité ; la nécessité d'une réorientation de l'action gouvernementale. Pour la gauche, et en particulier pour le parti socialiste, la victoire est éclatante. La conquête de nombreuses villes et de nouveaux départements offre un vrai levier pour nos combats en faveur de la solidarité et contre les inégalités. Elle nous rappelle aussi l'exigence de transformer cette chance en une dynamique de projet et de rassemblement capable d'inspirer aux Français espoir et confiance. Pour le PS, le troisième tour commence. Mais qu'est-ce-qu'il commence bien !