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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Les sables mouvants


Panique à bord! La dramatisation orchestrée par la droite depuis quelques jours est le signe d'un affolement général. Certes, les sondages du président de la République sont mauvais, et la majorité est dans son rôle en s'efforçant de réagir au message que les Français envoient par enquêtes d'opinion interposées. Sauf qu'elle leur répond à côté, comme si elle ne comprenait pas que la déception qu'ils expriment se fonde sur des motifs rationnels et justifiés: la dégradation continue du pouvoir d'achat, le recul de la croissance à 1,9% en 2007, le laxisme sur les déficits publics, le déficit abyssal du commerce extérieur. A ces données concrètes et tangibles, l'exécutif répond de deux manières. Il engage en premier lieu des opérations de diversion, notamment à destination d'un électorat d'extrême-droite qui abandonne Nicolas Sarkozy: nouvelle rafle de travailleurs immigrés, au prétexte de la lutte contre l'habitat insalubre, la semaine dernière dans le XIIIème arrondissement de Paris; descente de police en cinémascope ce matin, avec convocation préalable des médias, à Villiers-le-Bel et Sarcelles. En second lieu, il victimise la personne du président. La droite dénonce une « chasse à l'homme » contre le président de la République. Dans l'immédiat, et dans la mesure où le ridicule ne tue pas, cette tactique a le mérite de ressouder autour du chef de l'Etat une majorité qui commence à douter et à s'effriter sérieusement. A plus long terme, ce contre-feu s'achèvera en pétard mouillé. Car le mécontentement de l'opinion n'a rien d'une attaque ad hominem. Ce que les Français rejettent, c'est une pratique du pouvoir trop personnelle qui méprise les autres instances de décision chargées dans notre démocratie parlementaire de garantir un exercice équilibré et juste du pouvoir. Plus que jamais, tout se décide à l'Elysée, sans la régulation d'un vrai débat démocratique avec le pays et ses représentants. Evidemment, la politique décidée dans cette solitude autocratique échoue. Sarkozy est aujourd'hui déstabilisé pour ce qui ressemble à une « poutinisation ». En personnalisant la contestation que suscitent sa méthode et ses mauvais résultats, ses propres amis prennent le risque de l'enfoncer davantage. Comme dans les sables mouvants.

 

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M
Pardon encore moi! Je suis atterrée par l'attitude d'une droite qui se permet d'accuser la gauche de terrorisme intelectuel e,vers le président de la République et de pratiquer une oposition qui ne serait que sur la forme.Je rappelle donc queje ne suis pas pour un ministère de l'immigration et de l'identité nationaleque les tests ADN non, pas pour moi,que le paquet fiscal non plusque la loi LRU non plusque la réforme des tribunaux, les députés UMP non plusque la dépénalisation du droit des affaires ça l'fait pas non plusque les franchises médicales non plusque la laïcité positive non plusque Kadhafi non plusque Neuilly non nonEt on ne va pas continuer l'inventaire, Prévert mérite mieux que cela. mais qu'on ne vienne pas dire que'il n'y a là que la formeMag
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M
C'est sûr qu'entre Jego et sa référence à Staline et Karoutchi et le fascisme rampant, le citoyen lambda n'a plus qu'à aller à la pêche.C'est Ségolène qui n'a pas dû en revenir de se faire traiter de fasciste par un membre du gouvernement même qui a instauré les tests....D'ici à ce que Bayrou nous refasse une allergie!Mag
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