Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

Publicité

L'argent, la presse et les copains...

L'homme le plus riche de France, considéré comme la 7ème personnalité la plus riche du monde, s'appelle Bernard Arnault. Sa fortune est évaluée à 23 milliards d'euros. Comme la plupart des grands patrons français, il est proche du président de la République. Il vient de s'offrir le quotidien économique Les Echos. Comme il possède déjà La Tribune, il doit s'en défaire, mais en choisira le repreneur. Ecoeurés, les salariés des Echos sont depuis deux jours en grève. Révoltés, ceux de La Tribune publient aujourd'hui une motion intitulée « la presse économique en danger ». Cocasserie, ou provocation, Bernard Arnault a officialisé son acquisition à l'occasion de la Journée européenne de la liberté de la presse. Car c'est bien cette liberté qui est en question. Pour les rédactions des deux quotidiens, l'indépendance éditoriale est clairement menacée. Les journalistes des Echos savent bien que leur liberté sera limitée par les contours de l'empire industriel qu'est LVMH. Ceux de La Tribune dénoncent l'insuffisance des garanties éditoriales et économiques apportées par les repreneurs éventuels du titre. Dans les deux cas, ils ont raison de s'inquiéter, à la fois sur le principe et sur les effets à terme de ces opérations douteuses, car un journal qui perd sa crédibilité est compromis dans son avenir. Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, le copinage, la complicité, la collusion, entre les milieux financiers, politiques, et le monde de la presse, s'aggravent très significativement. Journaux et médias sont de plus en plus inféodés, et bientôt ils seront asservis. Lorsque le parti socialiste a été auditionné par le comité Balladur, nous avons plaidé pour que la Constitution garantisse l'indépendance des médias. Plus particulièrement, nous demandons que les concentrations horizontales et verticales dans le domaine de la presse et des médias soient limitées et que l'indépendance des journalistes à l'égard des actionnaires soit strictement préservée. Car un pays dans lequel la presse n'est pas libre n'est pas une démocratie. La liberté de la presse est l'affaire de chaque citoyen.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article