Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Les différences entre la droite et la gauche sont nombreuses, mais il en est deux qui sont essentielles. C'est ce qu'a montré l'université d'été de La Rochelle ce week-end.
Le parti socialiste, contrairement à l'UMP d'aujourd'hui ou au RPR d'hier, appartient à ses militants, dont il tire sa vitalité, sa légitimité, sa force. Quelques ténors ont boudé La Rochelle? D'anciens leaders ont cédé aux sirènes sarkozystes? Les militants n'en font pas une histoire! Ils ont travaillé, réfléchi, refusé la morosité et prouvé qu'ils gardent intactes la mobilisation et l'espérance de la campagne présidentielle.
Deuxième différence, les socialistes ne cèdent pas d'un pouce sur leurs valeurs. Le monde dont ils rêvent est celui de l'égalité des chances et du respect des droits individuels et collectifs. Les exigences définies par François Hollande autour des objectifs de croissance, de redistribution, de régulations sociales et environnementales, satisfont pleinement cette perspective idéologique.
Le socialisme reste donc, plus que jamais, « une idée qui fait son chemin ». Certes, l'année 2007 n'a pas été à la hauteur de nos attentes et de notre combat. Faut-il pour autant que chacun rejette la faute sur l'autre? Non, bien sûr. Notre parti souffre depuis longtemps de querelles personnelles honteuses et de synthèses programmatiques boiteuses. La seule manière de sortir par le haut de cette situation est d'avancer. Nous avons en face de nous une droite prétentieuse et dangereuse, qui prétend avoir gagné la bataille des idées alors qu'elle a seulement trompé les Français sur ses intentions. Cette rentrée est l'heure de vérité : les Français s'aperçoivent que la croissance promise n'est pas revenue, que les prix flambent mais pas les salaires, que la TVA augmentera tôt ou tard, que les franchises médicales ne sauveront pas la sécu, que la fonction publique est promise à un plan de rigueur, et que la fameuse victoire idéologique de Nicolas Sarkozy n'est qu'une imposture. C'est le moment pour les socialistes de s'opposer à cette politique injuste et inefficace afin de défendre leurs concitoyens. Comme le mouvement se fait en marchant, la rénovation se fera en luttant.