Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Par Bernard Roman
En cette veille de 1er mai, une question me taraude : quelle serait la situation des travailleurs français dans un an, si, par malheur, Nicolas Sarkozy accédait dimanche prochain à la présidence de la République ? Au regard de ses positions, quatre reculs seraient déjà actés. La pauvreté des salariés se serait aggravée, puisque le candidat du Medef et du CAC 40 ne prévoit rien pour augmenter le pouvoir d’achat, si ce n’est de « travailler plus pour gagner plus », formule qui exclut a priori toute revalorisation salariale. Le chômage aurait progressé, car les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires auraient freiné les créations d’emploi. La précarité serait devenue la règle, puisque le contrat de travail unique, inspiré du CNE, serait généralisé. La liberté syndicale serait affaiblie, puisque l’exercice du droit de grève aurait été interdit. Voilà, sur des thèmes précis, et de manière non exhaustive, ce que Sarkozy appelle pompeusement son « rêve pour la France ». Alors ne nous endormons pas, ne nous laissons pas bercer. Il nous reste moins d’une semaine pour échapper à ce « rêve » qui serait, pour une majorité d’entre nous, un cauchemar.
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