Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
20 heures, les estimations viennent de tomber. Ainsi, Ségolène Royal affrontera Nicolas Sarkozy au deuxième tour. Ceux qui prédisaient l’effondrement de la candidate socialiste en sont pour leurs frais. Ceux qui imaginaient 6 ou 7 points d’avance pour Nicolas Sarkozy à l’issue de ce premier tour en toisant avec mépris la candidate de gauche, doivent aujourd’hui s’interroger. Le deuxième tour, ce sera le choc de deux projets opposés pour la France, portés par deux candidats tout aussi opposés. Un président ou une présidente doit d’abord rassembler et non opposer les Français. Qui peut croire que l’invective, le rejet de l’autre, l’autoritarisme et parfois la violence de Nicolas Sarkozy puissent être un gage de rassemblement ? Un président ou une présidente doit ensuite porter des valeurs qui confortent, face aux ravages du néo-libéralisme, le pacte social et républicain français qui fait la fierté de notre République. Et c’est de toute évidence, Ségolène Royal qui est la mieux à même de porter ces valeurs en rassemblant les Français. Il nous reste 15 jours pour en convaincre les électeurs. Si nous nous bougeons tous, si nous allons au devant des électeurs, si nous nous mobilisons, je suis persuadé que c’est possible. Oui, Ségolène Royal peut être présidente de la République le 6 mai. A l’aune de ces résultats, j’y crois.