Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Par Bernard Roman
Nicolas Sarkozy quitte le ministère de l’Intérieur sur une quasi bavure. Son dernier acte est de couvrir une procédure policière indigne : l’interpellation devant une école maternelle parisienne d’un sans papier qui venait y chercher son petit-fils, puis la garde à vue et la mise en examen de la directrice de l’établissement, qui a seulement tenté de protéger les très jeunes enfants des gaz lacrymogènes de la police. « Il n’y a vraiment pas de quoi faire une polémique », soutient le ministre, avant de prononcer ce matin un discours à sa propre gloire. C’est pourtant lui qui s’était engagé récemment à ne pas ordonner d’arrestations à proximité des établissements scolaires. Cet épilogue est à l’image des quatre années passées par Nicolas Sarkozy place Beauvau : des provocations incessantes, dont les plus « célèbres » resteront celles qui ont déclenché les émeutes de novembre 2005 ; des fanfaronnades injustifées, alors que les violences aux personnes et les agressions physiques se sont aggravées sous sa responsabilité ; enfin, une désinvolture totale à l’égard des valeurs de la République et du respect des droits de l’homme. Le scandale de l’école Rampal est en quelque sorte la signature de Sarkozy au bas de son programme.
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