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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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La France en carton pâte

Le gag de la visite de Nicolas Sarkozy à Faurecia le 3 septembre, serait sans doute resté discret sans la révélation de la télévision belge, qui a montré comment la police a bouclé la zone et comment des employés « triés », venant d'autres sites si nécessaire, avaient servi de figurants sur des critères divers.

 

De la même manière lors des cérémonies organisées à Caen le 6 juin dernier pour le 65ème anniversaire du débarquement allié en Normandie, 500 militants UMP avaient été sélectionnés pour peupler les rues de la ville, acclamer comme il se doit le couple présidentiel, et montrer au passage à Barack Obama la popularité  du chef de l'Etat français.

 

Les exemples de ce type sont multiples, et font même des émules comme on l'a vu avec les fausses mères de famille rencontrées récemment par Luc Chatel dans le cadre de la communication gouvernementale sur la rentrée scolaire.

 

Il est certain que lorsque Nicolas Sarkozy rencontre de « vrais gens », le contact n'est pas toujours idyllique, donnant lieu parfois à des altercations viriles qui sont restées célèbres et dont on peut comprendre que l'Elysée souhaite éviter la reproduction. Un préfet a même été limogé au printemps dernier pour n'avoir pas empêché 3 000 manifestants de huer Nicolas Sarkozy en visite à Saint-Lô.

 

Le problème est que le président, s'il ne veut pas voir les Français, a besoin de les connaître un peu. On comprend mieux dans ces conditions qu'un conseiller de l'Elysée -récemment épinglé par la Cour des comptes- ait commandé en 2008 pas moins de 138 études d'opinion, soit 1 tous les 2 jours ouvrables, facturées 1 million d'euros, et venant s'ajouter aux études réalisées par les organismes officiels d'information du gouvernement.

 

Notre président a certainement des qualités d'acteur. Mais quelqu'un peut-il lui rappeler que les gens ne sont pas des figurants et que la France n'est pas un décor ?

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T
J'ai toujours soutenu la gauche et le P.S. en particulier mais je ne comprends pas votre position sur la taxe sur le fuel proposée par le président de la république.C'est  encore un impôt nouveau et ce sont toujours les plus modestes qui trinqueront.Quelle est vraiment votre position?Thérèse (prof. retraitée)
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D
Sarko, c'est pas bô, mais les magouilles du P.S. ne donnent pas non plus une bien belle image.
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R
ben il a fallut du temps et des journalistes qui savent encore ce qu'est une carte de presse. nous fustigeons berlusconi mais notre président doit avoir lu l'intégralité des oeuvres de goebbels : l'information pour lui n'est qu'une communication intitutionnalisée. mon onc' Adolf disait "il est vrai que les masses acceptent plus facilement un gros mensonge qu'un petit". Messieurs et Mesdames les veaux, apprenez l'histoire. elle n'est qu'un eternel recommencement.Je me demande si je vais pas demander l'asile politique au Roi des Belges.
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O
En écho à J.RenéL'ego du président est si haut qu'il n'y a plus guère de guerre à l'UMP avec des parlementaires réduits au rang de godillots puisque chargés d'avaliser ce qui a été décidé par le Très Haut de l'Elysée.
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O
Le petit Nicolas et ses grands amis<br /> Vu de Belgique, les médias français ont tous rallié Nicolas Sarkozy. Par connivence ou par calcul.<br /> <br /> LE JOURNAL DU MARDI – Bruxelles<br /> <br />  <br /> <br /> Les Français ne s’en rendent peut-être plus compte tellement ils ont le nez dedans, mais vue d’ici la manière dont la quasi-totalité des médias s’est rangée en ordre de bataille derrière Sarkozy est proprement sidérante. Ce type peut dire tout et son contraire sans que personne ou presque ne s’en émeuve, de même qu’est notée comme anecdotique l’incroyable posture qui consiste en tant que ministre de l’Intérieur à organiser une élection à laquelle on se présente.<br /> <br />  <br /> De plus, questions conneries, Sarkozy se permet tout et effrontément sans que quiconque relève la supercherie : plus c’est gros, mieux ça passe. Un exemple : dans la seule émission de TF1 du 5 février, il assène que la moitié des salariés français gagnent le Smic ; vérification faite, ils sont 17 %. Il parle du baril de pétrole qui aurait atteint 90 dollars alors qu’en réalité il n’a jamais dépassé les 78 dollars ; puis, emballé par sa démonstration, il évoque ces temps affreux où l’inflation, en France, était à 24 %. Depuis que les statistiques existent, le pic le plus élevé indique 14 %. Tout faux, donc, et plus grave que la « bravitude » lâchée par Ségolène Royal. Mais peu importe, c’est elle qui est conne. D’ailleurs, une femme, hein…<br /> Comment expliquer cet alignement ? Eh bien, c’est une belle historie d’amitié entamée en 1983, et cultivée et arrosée sans relâche depuis. Patiemment, le déjà futur président de la République s’est fait pote avec ceux qui dirigent les entreprises de presse et les journalistes qui vont avec : Martin Bouygues (TF1), Serge Dassault (Le Figaro, l’Express, l’Expansion et des cadors de la presse régionale), Arnaud Lagardère (Paris-Match, Le Journal du dimanche, etc.), Alain Minc (président du conseil de surveillance du Monde), François Pinault (Le Point) et le milliardaire Bernard Arnault, très présent dans la presse économique. J’en passe. Du beau linge. Tous de droite. Est-ce à dire que tous les journalistes de ces organes de presses roulent sciemment pour Sarkozy ? Evidemment non, mais comment aller à l’encontre de la ligne éditoriale de son patron sans risquer sa tête – comme Alain Genestar (pas vraiment gauchiste), le boss de Paris-Match, viré pour avoir publié des photos de Cécilia Sarkozy et de son amant ? Et puis, dans le fond, il est plus facile de se glisser dans le courant dominant que de ramer à contre-courant. Puisque les jeux sont faits, nous dit-on, pourquoi passer pour le ringard de service ? Je vous le demande. Tous les journalistes ne sont pas des héros. […]<br /> Léon Michaux<br /> Source : Le Courrier international n°854 du 15 mars 2007.<br />
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