Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
Les questions d'actualité ont pour objet de permettre aux députés d'interroger le gouvernement. Cette procédure est le souffle même de la démocratie parlementaire dans laquelle nous vivons en théorie. En théorie seulement, car, de fait, les questions de l'opposition sont traitées de manière inacceptable et, surtout, n'obtiennent jamais de réponse.
Une nouvelle illustration en a été donnée hier avec la réponse de Michèle Alliot-Marie au député socialiste de Strasbourg. Que je sache, Armand Jung est dans son rôle en demandant à la ministre de l'Intérieur « comment il se fait qu'avec autant de policiers, de CRS, de militaires présents à Strasbourg », deux quartiers aient été « mis à sac » avec le sentiment d'avoir été « abandonnés à leur sort durant le sommet ».
Que je sache aussi, les socialistes ont fermement et sans ambiguïté condamné les violences de ce week-end, et ne mettent pas en cause le professionnalisme des policiers mais simplement leur absence lors des débordements.
Mais madame Alliot-Marie, sans doute mal informée, ce qui est un comble dans ses fonctions, ignore nos positions et préfère des arguments polémiques et mensongers. Ce qui s'est passé à Strasbourg, explique-t-elle, est de la faute des pacifistes, qui « n'avaient pas de service d'ordre suffisant » pour empêcher les casseurs de se glisser dans leurs rangs! Sans se démonter, elle insinue, selon le mot d'ordre de l'UMP, que les socialistes incitent à la violence, et en sont donc complices, ce que le porte-parole de l'UMP aboie depuis trois jours sur les médias.
Sur un certain nombre de dossiers, le parti majoritaire nous accuse d'antisarkozysme primaire. Et si c'était le sarkozysme qui était primaire?