Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.
C'est un vote de conviction que les députés socialistes ont exprimé hier, en approuvant le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement. Nous avons voulu en effet manifester la force de notre engagement en faveur d'un combat qui ne peut être gagné que collectivement et solidairement. Nous avons aussi eu le souci de conforter la position française dans la difficile négociation du « paquet climat-énergie » à l'ordre du jour du Conseil européen environnement de Luxembourg. Nous avons enfin pris acte des avancées du texte, puisque une centaine d'amendements socialistes sur des thèmes que nous estimons majeurs ont été adoptés en séance.
Mais c'est aussi un vote de vigilance que nous émettons, dans la mesure où nous sommes conscients des limites de cette loi, notamment du fait d'un financement encore hypothétique. Nous mesurons aussi les insuffisances de plusieurs dispositifs du fait des restrictions apportées par certains députés de la majorité.
Surtout, au delà de notre soutien sans réserve au processus du Grenelle et de notre mobilisation pour la protection de l'environnement, nous sommes attentifs aux prochaines étapes législatives. Nous veillerons, dès la deuxième lecture du texte, à ce que le contenu n'en soit pas édulcoré. Puis, lors de l'examen du budget du ministère de l'Ecologie, nous vérifierons que les crédits sont bien affectés aux actions promises. Enfin, nous n'oublions pas que ce Grenelle I est une loi d'orientation, dont les objectifs seront concrétisés, juridiquement et financièrement, dans un Grenelle II que nous examinerons dans quelques semaines.
En votant « oui » hier, nous prenons date pour la suite.