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Bernard Roman, député de la première circonscription du Nord, dialogue quotidiennement sur son blog, avec l'ensemble des citoyens.

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Le chapeau et la crise


Puisque la crise est là, autant s'en servir, voilà la philosophie de l'exécutif à la suite du discours de Nicolas Sarkozy à Toulon et des déclarations de François Fillon. Se découvrant une vocation à refonder un capitalisme dont jusqu'ici il s'accommodait fort bien, le président français s'est lancé dans une incantation à la sauce Guaino, une sorte de volontarisme vide où les mots tentent de masquer l'impuissance. Dans le même temps, son premier ministre estime que, en ces  « temps difficiles », « l'unité nationale » s'impose, manière d'inviter l'opposition à se taire (sauf à être accusée d'irresponsabilité, devons-nous sans doute comprendre).

 

La crise financière va donc servir de bouc émissaire tout désigné. Ces derniers temps, la critique montait, y compris dans les rangs de la droite, sur les choix économiques du président de la République, à la fois incohérents et contraires à ses promesses électorales. Pour une fois d'accord, le chef de l'Etat et son Premier ministre ont trouvé la parade: la crise, qui va « porter le chapeau » à leur place.

 

Ils auront du mal, car la situation française était désespérante avant l'effondrement de Wall Street. Depuis des semaines, voire des mois, le risque de récession pèse sur notre pays, les déficits s'accumulent (budget de l'Etat et de la sécurité sociale, mais aussi commerce extérieur), le chômage, qui aurait dû diminuer pour des raisons démographiques, repart à la hausse: 40 000 chômeurs supplémentaires en août, cela ne s'explique quand même pas par la crise de septembre! Et le projet de loi de finances pour 2009 n'utilise aucun instrument budgétaire de soutien à l'activité.

 

La réalité, c'est que ce Premier ministre qui déclarait l'année dernière l'Etat « en faillite » et ce président de la République qui admettait peu après que « les caisses sont vides », ont continué à creuser les déficits et ne disposent aujourd'hui d'aucune marge de manoeuvre pour protéger et assainir notre économie.

 

La crise les stoppe aujourd'hui? C'est vrai. Mais leur politique n'était qu'une fuite en avant. Ils en sont responsables.

 

Quitte à agacer M. Fillon, nous dirons donc ce que nous en pensons.

 

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B
Voici une réponse partielle de l'opinion: le JOURNAL DU NET, pas l'extrême-Gauche donc! Le discours de Nicolas Sarkozy jeudi à Toulon vous a-t-il convaincu ? Non, il n'est pas crédible dans sa politique économique 31,1 % Non, ce ne sont que des paroles sans effet  17,9 % Oui, il n'a pas cherché à minimiser la crise   17,3 % Non, il n'a pas apporté de réelle solution      12,2 % Oui, dans sa volonté de réformer le système financier 10,2 % Je ne sais pas                                                          7,7 % Oui, il a été rassurant sur la poursuite des réformes     3,6 % (198 votes) Conclusion: 30% de convaincus: en voilà un score qu'il est encourageant pour Nicolas 1er! Bernard GILLERON Section de Wazemmes
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